Enfin.... la musique s'évanouit progressivement, exit la salsa cubaine revisitée dans des accents tectoniquesque... le noir se fait. Seules de petites ampoules restent allumées le long des marches d'escaliers. Les retardataires essaient de se frayer un chemin jusqu'à des places assises en limitant la casse, puisque de toute manière, limiter l'énervement des autres spectateurs à la vue de ces ombres mouvantes et chuchotantes (« pardon, excusez-moi ») est chose impossible. Hmm, on s'enfonce dans son siège, le sourire aux lèvres, peu importe le panneau SORTIE rouge luminescent à la gauche de l'écran, désormais notre regard se porte sur l'écran et seulement sur l'écran. Dans les vieux et charmants cinémas, parfois, (dans des coins reculés et dépourvus d'UGC® ou Gaumont®) un rideau rouge, comme au théâtre, se lève pour laisser place à la toile blanche.... bruit du projecteur.... générique !
Cette demi-seconde de battement, au moment où le noir se fait dans la salle, offre aux plus cinéphiles d'entre-nous un moment de paix, d'harmonie certaine ; et quand cette pause, loin des trépignements et du brouhaha citadin peut se faire en compagnie d'une personne, alors, la chose est d'autant plus appréciable (quoique, tout dépend de la personne).
Le Cinéma !! Bien sûr les soirées DVD au coin du feu, ou de la table basse pour ceux qui ne possèdent pas de cheminée, c'est à dire la plupart d'entre nous sans doute, ont leurs charmes. On peut parler, enlacer son chum tant qu'on veut, et aussi choisir d'aller aux toilettes quand bon nous semble. Enfin, revoir 10 fois la même scène (comme par exemple la scène finale de Dirty Dancing) en moins de 20 minutes est chose possible. Pour autant le cinéma garde des attributs appréciables qui ne peuvent être négligés. Une fois posés dans les fauteuils, si les autres spectateurs ont autant de jugeote que vous, alors ils sauront se taire et profiter du moment en évitant de mâcher bruyamment leur pop-corn. Ce n'est pas forcément chose aisée, car certains, de plus en plus nombreux, croient trouver dans la salle de cinéma un salon où discuter à voix haute, manger en s'esclaffant et aussi (SI SI je vous jure, je l'ai vu) fumer ou faire l'amour. Bon ok, parfois on aurait bien envie nous aussi de se jeter sur notre partenaire, mais la beauté de la chose est de patienter jusqu'à la fin du film, au retour dans l'appartement. En attendant, je vous invite plutôt à opérer des rapprochements plus subtils.
A ce propos, il n'est pas innocent que le cinéma reste le lieu de rendez-vous privilégié pour les amours naissants. Quoi de mieux que cette proximité pour effleurer les mains ou la cuisse de l'autre en ayant l'air de rien ; puis doucement se pencher à son oreille et respirer son cou (« pour ne pas déranger les autres ») en lui exprimant notre contentement d'être à ses côtés pour partager ce moment ? Dans le noir, les mains se délient, les inhibitions s'envolent plus facilement. Entourés et pourtant seuls au monde, les individus se trouvent... le cinéma permet aux couples de se faire et rien que pour cela, c'est un lieu magique. D'ailleurs dans ces cas là, peu importe le film qu'on va voir, on y va pour le lieu.
A contrario, pour les couples déjà formés, le film a toute son importance. Aller au cinéma en amoureux semble toujours une bonne idée de prime abord mais peut s'avérer un casse-tête inépuisable. On ne veut pas décevoir l'autre tout en cherchant aussi à s'épargner deux heures de torture à regarder un film qu'on ne voulait pas voir. On s'efforce de ne pas s'endormir pour ne pas avoir le sentiment désagréable d'avoir foutu en l'air 8 euros. Maintenant, il ne faut pas croire que les films de guerre et de boxe sont dévolus uniquement au sexe masculin, tandis que nous sont réservés comédies romantiques à l'eau de rose et cinémas art et essai en russe sous-titrés japonais.... Bon, je l'avoue, Bridget Jones c'est bien, j'aime Julia Roberts et les tribulations de Meg Ryan continuent de me faire rire mais je ne suis pas stupide pour autant. Il faut savoir ouvrir son champ d'observation à la multitude des possibilités qui s'offrent à nous. Le tout, si on souhaite conserver le partage de la séance, étant surement de varier les plaisirs pour éviter le suicide de l'autre. En effet, se faire Hara-kiri au milieu d'une salle de cinéma est certainement et dramatiquement cinématographique, mais dans la réalité, cela risquerait d'être quelque peu dérangeant.
Finalement le cinéma, c'est comme pour tout, il ne s'agit que d'un loisir parmi d'autres, nous enjoignant de composer avec la double personnalité qui forme tout bon couple. Oscar Wilde disait qu' « un couple c'est ne faire qu'un, oui, mais lequel ? » ; le cinéma pose la question et y répond : selon les soirées, le couple sera l'un ou l'autre (faiblesse ou générosité de celui qui cède ?).
Je t'accompagnerais volontiers voir ta rétrospective ultra méga spéciale si elle est intéressante et ce même si il s'agit d’un film de genre qui ferait pâlir Indiana-Jones lui-même, je le ferais si cela te fait plaisir. Peut-être même n'aurais-je pas à prétendre que j'ai apprécié si tu sais me faire aimer ce cinéma qui toi te fait frémir. Une fois assise dans la salle, à tes côtés – finalement à tes côtés – et malgré les discussions prises de tête qui peut-être auront précédé ce moment, quand le noir se fera.... nous maudirons ensemble les retardataires, nous tournerons les yeux vers l'écran et lorsque nos mains se trouveront dans le noir, alors, nous soupirerons ensemble... générique.
Claire
jeudi 24 avril 2008
Moteur... Action !... Ça tourne....
mardi 8 avril 2008
Dentelle est pris qui croyait prendre
La première des motivations qui nous habite lorsque nous choisissons nos sous-vêtements peut être de deux ordres et alors le choix est très simple : les sous vêtements s'harmonisent à la situation.
Soit nous n'avons pas prévu de sortir, nous avons pour seul projet une soirée DVD en compagnie de notre chat et alors il est agréable de porter ce qu'il convient d'appeler « notre bonne vieille culotte », celle dont de multiples lavages ont délavé les couleurs et détendu le fil mais dont nous n'avons pas encore réussi à nous défaire, question de nostalgie sans doute...
Soit ce soir nous sommes accompagnées par votre charmante personne et alors la conclusion logique à l'histoire nous amènera à nous dévêtir...or, dans ce cas là, la culotte de grand mère serait un tue l'amour que nous ne pouvons vraiment pas nous permettre.
Reste alors à trouver chaussure à notre pied, bonnet à notre poitrine... Il ne faut pas croire qu'il s'agit là d'une chose vraiment aisée car si les fabricants ont probablement fait de multiples statistiques pour trouver les mesures parfaites à la diversité de poitrines qui composent notre monde, malheureusement, leurs chiffres sont bien souvent inadéquats. Il nous faudrait un fabricant personnel pour que nous puissions vraiment avoir un soutien gorge d'une adaptation parfaite faisant ressortir tout l'éclat de notre poitrine... augmentant subtilement le volume des petites poitrines, galbant les seins qui perdent de leur tenue, épousant la rondeur d'une forte poitrine.
Puis au soutien-gorge il faut accorder le bas : contre la culotte inadaptée s'offrent à nous le string, le shorty ou le tanga. Je sais messieurs combien le string fait fureur chez vous, non pas qu'il soit désagréable à porter car, pour la plupart, nous en oublions même la présence, mais ce n'est pas forcément ce qui nous assurera une sexytude ultime. En effet, le string, je pense, est une invention magique contre les marques le long de pantalons trop serrés mais, une fois déshabillées, il faut se rendre à l'évidence, une culotte permet généralement de conserver une fermeté de nos fesses que le string oublie d'encadrer. Aussi, contrairement à ce qu'affirme Colin, nous pouvons nous aussi avoir quelque chose à maintenir. Alors, bien sûr, il faut sortir de l'image que j'ai moi même véhiculée, la culotte n'est pas obligatoirement une ovation au mauvais goût, certaines bien coupées sauraient faire fantasmer quelques uns d'entre vous. Après, comme je le disais, si le port du string vous rebute, ou que l'âge ne vous le permet plus (et oui, passé 30 ans, il faut savoir retrouver un maintien plus efficace), le shorty ou le tanga (mi string, mi-culotte) semblent être une bonne solution.
A chacune de trouver son style, le noir reste un classique particulièrement prisé mais il faut savoir jongler avec les textures (satin, dentelle..) et les couleurs. Le mieux étant alors de combiner vos propres goûts avec ceux de votre homme, que le plaisir soit partagé.
Deux choses doivent tout de même être soulignées : la première est que le budget dévolu aux ensembles de qualité qui allient beauté et confort pourrait renflouer le continent africain ! Ces quelques coutures peuvent nous vider un compte en banque, ce qui peut expliquer que nous ne soyons pas à même de nous, et par là même vous offrir les fabuleux ensembles Aubade® sur lesquels vous bavez. En plus, je serais d'avis qu'un T-shirt laissant entrevoir la courbe de notre poitrine et qui tombe subtilement sur la cambrure de nos fesses peut être beaucoup plus sexy qu'un ensemble et bien moins onéreux.
La seconde chose, en parlant d'Aubade®, est que, concrètement, on peut faire des efforts, s'offrir un joli ensemble pour vous en faire profiter mais jamais, jamais, sur nous le vêtement ne ressemblera aux publicités qui vous font tourner de l'œil et nous complexent.
Leçon numéro 1 : du mannequin nous n'avons pas le corps même si nous possédons le sous-vêtement.
Colin mentionne par ailleurs la limite à ne pas franchir, je ne m'étalerais pas moi même sur le sujet mais il convient de rappeler que les strings ouverts ou les combinaisons maillotées en filet de bœuf sont à bannir des gardes robes qui se veulent sexy. Il y a une différence entre sexy et vulgaire et la limite se trouve dans les pages « cochonnes » de la Redoute®.
Les sous-vêtements masculins sont une toute autre histoire, croyez-vous être à l'abri de nos jugements ? Bien sûr le choix est plus limité mais définitivement, la mode et les avis féminins vont au caleçon et au boxer pour bannir les slips à jamais. Reste alors à trouver ce qui va vous mettre en valeur, certes, il faut maintenir votre service trois pièces sans que celui-ci n'étouffe mais il convient tout de même de nous accorder une vue agréable ! Je vous encouragerais alors à faire simple pour les mecs de style nature, plus bariolé pour les types excentriques. Bref, accordez votre dessous à l'humeur qui vous habite !
Finalement, moi, je pense qu'en effet de jolis sous vêtements, sexys si possible, chez l'homme comme chez la femme, sont toujours très agréables à regarder, mais, après tout, faut-il vraiment se prendre la tête sur ces bouts de tissus alors que le but ultime reste de les enlever ?
Claire
samedi 29 mars 2008
"Et ça continue encore et encore, mais c'est que le début, d'accord d'accord..."
Avis aux amateurs et aux autres d'ailleurs, Textuellement Transmissible grandit et continue, on l'espère , de faire des heureux ; désormais, Colin et moi même plantons notre grain sur myspace ! Je vous invite donc à venir l'arroser et à faire largement, très largement passer le message.
De plus, je rappelle qu'un Groupe Textuellement Transmissible existe sur Facebook, courez vous inscrire tant que les places sont encore gratuites, bientôt les gens se battront et faites passer le message à vos connaissances : nous existons et sommes bien décidé à contaminer la toile !!
Claire
Mais ce n'est pas tout ! La présentation des rédacteurs est enfin disponible. Pour savoir qui nous sommes en quelques mots, consultez les modules situés sur la droite.
Je sais que les prochains billets tardent à venir, mais patience, ils sont en cours de rédaction.
J'en profites pour vous rappeler que si vous désirez nous soumettre un thème à traiter, n'hésitez pas ! Nous nous ferons un plaisir de nous pencher dessus.
Colin
P.S. le logo placé en illustration de la news est signé Léo FRADET. Si vous vous sentez inspirés, envoyez nous vos créations.
lundi 10 mars 2008
Des poils : protecteurs de froids aux tues-l'amour
Ce que j'aimerai défendre becs et ongles :
Nous abordons un sujet qui pour les femmes est synonyme de cauchemar intégral car pour nous, qui dit poils... dit épilation ! Qui donc a bien pu décréter cette acte de torture et au nom de quoi ?
Il fut des époques ou ce détail était futile. Bien sûr certains homme encore n'en ont cure mais en grande majorité, il est d'opinion communément admise que sans (cf : poils), c'est mieux ! L'épilation devient même, et c'est là que que naît le véritable problème, indispensable voire obligatoire pour plaire !
Alors à moins d'avoir pour projet personnel de finir vieille fille entourée de chats tout aussi poilus que nos jambes, et bien nous supportons le supplice des bandes de cires, arrachage en règle des poils depuis la racine jusqu'à la pointe (pourquoi comme pour les cheveux ne pourraient-on pas faire simplement la guerre aux pointes sèches ?) et ce dans les plus intimes – et bien entendu les plus douloureuses – parties de notre anatomie. Et puis à cette douleur physique s'ajoute le calvaire psychologique de devoir prévoir un tant soit peu le sexe à venir afin de s'assurer d'être présentable devant vous (« ha, tu as un empêchement ce soir ? Non, je t'en pries c'est pas grave.... » sous entendu « mes jambes en feu c'est pour du beurre quoi... »)
Cependant, l'époque a bien fait les choses car elle nous donne l'illusion du choix : choix du matériel (rasoir, cire chaude, froide, oriental, crème dépilatoire et j'en passe) et choix de la forme (maillot simple, échancré, brésilien, américain, tickets de métro ou intégral). Et le choix de ne rien faire ? Certaines le font... elles sont en voie d'extinction.
Mais alors où trouver l'explication de ce phénomène anti-poils ? Je pencherais de prime abord sur une explication en terme de virilité ; il s'agirait d'un attribut trop masculin (et là ma fibre psycho me rappelle la phobie masculine de se savoir potentiellement gay... phobie qui surgirait face à une femme présentant des signes mâles... vade retro femme à barbe !). Cependant, généralement, la raison évoquée c'est simplement que c'est plus joli... un esthétisme qui nous est entièrement réservé. Suis-je bête, vous autres pouvez être moches, vous êtes des mecs ;) C'est à nous alors de composer avec les poils de Votre anatomie, que les toisons soient légères ou fournies. Moi, finalement, je voudrais simplement contredire le proverbe célèbre et « être belle sans souffrir ».
Ce que je pense aussi :
C'est alors qu'arrive l'argument imparable ; celui qui fait frémir les femmes jusqu'à les convaincre du bien fondé de cette pratique ; cet argument a peut-être réussi à ce que les femmes fassent leur cette volonté d'épilation. Cela est devenu un choix, le choix du plaisir, aussi bien celui de l'homme que le nôtre ==> l'argument du cunnilingus. En effet, je conçois assez bien que l'acte soit facilité et davantage apprécié par les hommes si l'objet de leur attention présente un aspect des plus nets. Et là, on ne peut que tomber d'accord avec vous car rendre notre mont de vénus doux comme de la soie permet aussi de décupler nos sensations de plaisir : un mal pour un bien !
A présent, il est difficile de dissocier effet de mode ou obligation actuelle injuste d'un choix esthétique et pratique qui devient de plus en plus le nôtre. Et oui, car nous même nous sentons mieux lorsque nous sommes sans poils : on retrouve le plaisir des robes avec jambes nues et des maillots de bains mini mini.
Me voilà perdue dans les méandres de mes propres contradictions : je préfère être épilée et si cela était possible, je ferais sans doute le voeux, comme beaucoup d'entre nous, de l'être définitivement... oui mais Merde, c'est dégueulasse qu'on soit obligé de se taper ça, l'injustice est flagrante !
Alors moi, histoire de réconcilier mon esprit féministe avec mon esprit de midinette, je propose un marché : ok nous continuerons à nous épiler, nous supporterons ce supplice sans même nous montrer agressives mais alors en échange, soyez reconnaissants et offrez-nous en gage de remerciement pour ce sacrifice, des caresses buccales plus fréquentes. Je trouve que c'est un marché plus que convenable. Quand à celui qui ne descend pas, que sa femme soit ou non épilée, je propose de lui offrir un R.D.V chez l'esthéticienne !
Claire
lundi 3 mars 2008
Le syndrome Monsieur propre
Il est une légende, nous venant sans doute des temps anciens, très très anciens ou bien alors de contrées encore plus lointaines que les temps les plus reculés au fin fond du monde, qui voudrait que les femmes aiment les hommes musclés. Ou que soit cette contrée, c'est à mon sens une contrée aux goûts des plus douteux !
Non, nous ne sommes plus aux temps préhistoriques ou la présence de muscles chez notre compagnon était gageure de protection voir même de survie, nous survivons à présent grâce à nos frêles épaules et combattons les attaques des plus furieux prédateurs par nous même, sans avoir besoin de bras pour nous tendre la massue. Les muscles, messieurs, trop de muscles surtout, ont trouvé une nouvelle dimension dans nos regards : de protecteurs, ils sont devenus outil à faire peur !
Sincèrement, à part dans « c'est quoi l'amour » de TF1, personnellement, je n'ai encore jamais rencontré une fille (et j'en côtoie un certain nombre d'horizons diverses qui plus est – qu'on ne m'accuse pas d'intellectualisme) qui soient ébahies devant une montagne de muscles à la Schwartzenegger (c'est comme ça que ça s'écrit ?) ou à la Rocky Balboa ; ce qui est sex' chez rocky c'est pas ses muscles, c'est sa douceur et sa persévérance !
De nombreuses femmes ont effectivement des préférences, depuis les grands élancés jusqu'au légèrement potelés mais avant tout, première règle, si muscles il doit y avoir, la préférence va aux muscles longs et non pas ronds, c'est à dire, en fin de compte, des muscles que nous seules sommes amenées à constater lorsque notre homme s'effeuille. Et puis, seconde règle, si muscles il n'y a (de toute façon) pas, nul besoin d'en faire un drame : le fantasme « Monsieur Propre » aux oubliettes !
Regarder le corps d'un homme, pour le plaisir des sens, est incompatible avec des gros muscles aux veines saillantes, qui au mieux (ou au pire, question de point de vue) nous déclenche une irrésistible envie de rire... mais jamais un sentiment de désir ! Et puis après se pose la question de savoir : par où donc va-t-on pouvoir prendre le morceau... comment apprivoiser ce corps superficiel pour qu'il fasse un avec le nôtre ?
En fait, je pense que cette recherche des muscles de votre part vient d'une réalité : vous avez su comprendre que nous autres, pour désirer, pour aimer même, avons besoin d'être relativement impressionnées. Admirer l'autre sera pour nous un gage d'attachement durable, on souhaitera alors partager sa vie et accessoirement son lit. Cependant, cette admiration jamais ne trouve son nid dans vos efforts musculaires mais bel et bien dans votre allure générale, allure physique mais aussi allure intellectuelle.
En plus, un mec genre sans la moindre once de graisse, il n'existe rien de mieux pour faire exploser nos propres complexes (choses qu'il nous est déjà difficile de dissimuler, pas besoin de leur donner une raison supplémentaire de ressortir). En effet, si vous faites extrêmement attention à votre ligne, c'est à nous aussi de suivre le mouvement sous peine de s'entendre déclamer d'un air suspicieux « t'as été au sport quand la dernière fois ? » (heu... oui j'ai payé l'abonnement d'un an et j’y vais plus depuis 3 mois... mais si moi ça me plait de dépenser MON argent dans une salle de sport pour me déculpabiliser ?). Et le plaisir de vivre à deux alors ? Je ne le vois pas dans le partage millimétré de barres protéinées ! Ainsi, messieurs, une petite boudine surgissant(e) ou quelques poignées d'amour devront être – comme vous savez si bien nous le faire remarquer lorsque nous nous plaignons de notre corps – assumés ! Comme il est agréable de retrouver sa moitié affalée dans le canapé et de l'accompagner dans cette légume-attitude ; mercredi : soir du sport ? Mercredi : soirée DVD câlin, c'est pas mal non plus (en plus un câlin c'est 500 calories de moins !).
Et puis, aux jeunes hommes qui ont le souci inverse, à savoir manger une alimentation de dingue, accroc aux sucres et graisses, sans prendre un pet de bourrelet, mais aussi à leur désarroi sans parvenir à prendre un pet de muscles ; à eux je demande de me croire simplement sur parole, cela plaît à bon nombre de donzelles. Pour nous vous n'êtes pas maigres, vous êtes fins ; pas fil de fer mais élancés ! Tout est une question de perspectives ...
Non les femmes n'aiment pas les hommes musclés, enfin si, je mens, les femmes aiment les hommes musclés mais aussi les rondouillards, et bien sur également les brindilles. Les femmes aiment les hommes, et peu importe les proportions de votre corps si celui-ci dégage quelque chose.
Claire
lundi 28 janvier 2008
« Cap ou pas cap de me parler ? »
Internet est un vaste terrain de jeu. A présent, tout peut se faire par le biais de cette nouvelle technologie. On y fait ses courses, on discute entre amis, on y trouve des mondes entièrement virtuels, des sociétés complètement réécrites où les individus, derrières leurs écrans d’ordinateurs, créent des personnages plus ou moins proches d’eux. Et enfin : on drague… peut-être est-ce d’ailleurs l’une des activités les plus répandues sur la toile, de plus en plus en tout cas tant cette nouvelle manière de faire rentre peu à peu dans les mœurs.
« Les règles du jeu ont changés » clament les annonceurs de la publicité Meetic® nous démontrant par A+B que les femmes ont pris le contrôle des relations amoureuses et ce, bien entendu, grâce à la merveilleuse invention qu’est ce site de rencontre ; OUI, on vous l’assure, Meetic® a libéré la femme !!!!
Serait-ce cela Internet ? Un nouveau terrain de jeu hors des règles habituelles ? La drague sur Internet favoriserait-elle vraiment la disparition, ô combien agréable des quelques habitudes machistes ancrées profondément dans nos esprits (et je parle autant pour les femmes que pour les hommes) ?
Menons l’enquête !
La première étape est de se créer un profil ; comme mes collaborateurs l’ont si justement fait remarquer ici c’est du quitte ou double ; tout part d’un maigre questionnaire censé vous décrire et accessoirement vous faire aimer… Il faut être inventif sans passer pour une dingue, brillante mais modeste, précise mais concise ! Autant dire que vous devez réussir à vendre votre personnalité et votre caractère dans les trois lignes de prologue que l’on vous accorde : vous êtes une femme complète et complètement parfaite – si en plus vous faites la vaisselle et le repassage : 5 points bonus ! Pourtant, après vous être vaillamment trituré l'esprit puis lancé votre profil... les jours qui suivent vous ramènent à la dure réalité : aussi géniale votre présentation soit-elle ; sans photo, c’est poubelle ! Finalement c’est exactement pareil qu’en vrai : on est choisi avant tout pour son physique et après pour l’intérieur, on voit avec le temps… Seul point positif que je me dois d’accorder au net à ce stade de mon enquête, c’est que se lancer sur ce site consiste à s’afficher comme célibataire et je dirais même comme célibataire chercheuse alors que dans un bar, ce n’est pas forcément écrit sur notre front ; ceci dit je vois en ça une facilitation pour les hommes plus qu’une avancée pour les femmes.
Deuxième étape, trouver les (s) prétendant(s) ; bin là on fait comme tout le monde, on regarde la photo, avec une petite tendance éventuelle à interroger les copines « il est beau celui-là non ? ». Ainsi donc les « flashs » (petite invention destinée à montrer aux hommes qui nous plaisent qu’on est intéressée par leur profil de célibataire chercheur et mignon – « heu, qu’est ce qu’il a écrit dans son profil déjà ? ouais ça va il a pas l’air trop con… ») pleuvent et une fois lancés ces appels, on laisse venir les proies. S’ensuit une véritable entreprise de triage dont je vous passe les détails, sachant qu’ironiquement chaque détail est passé à la loupe triple focus. Et puis il y a échange d’adresse MSN… Là faudra m’expliquer la différence avec la vie réelle si ce n’est que le numéro de téléphone fait office d’adresse internet. Ha si, énorme différence : les râteaux sont moins assommants !
Troisième étape : l’épreuve MSN avec le passage obligé pour tout détenteur de webcam : montrer sa gueule en mouvement et ainsi réduire à néant tous les efforts fournis pour trouver LA photo potable dans nos quinze albums. Moment solennel : est-il vraiment celui qu’il décrit ? Cela peut-être sans effet, avec effet bénéfique (quel sourire…) ou alors avec effet désastreux et immédiat : comme il serait simple de bloquer les personnes non désirables dans la rue comme on le fait sur Messenger ! Les jours passent et les deux individus font connaissance, se trouvent plus ou moins de points communs ; bref, ils discutent (HA ! VRAIMENT, merci Internet !!) . Et… ils se donnent rendez-vous.
Quatrième et dernière étape : le rendez-vous susnommé ! Et là, rien de neuf sous le soleil : mêmes sourires en coin, même rougeurs au niveau des joues, même désillusions ou même montée d’espoir… à part une chose : les cinq minutes ou les deux sujets de notre enquête vont s’apercevoir et s’adresser la parole. En effet, à moins d’avoir convenu d’un signe distinctif tel qu’un costume jaune à pois verts (ce qui si le mec a pris au premier degré la blague réduit ses chances à néant), il y a un court instant de flottement assez déconcertant et passablement stressant.
« Salut, t’es bien M. ?
Oui, c’est moi, ensssanté »
Et merde, il zozote !!
A première vue, donc, pas d’innovation réelle entre la drague sur internet et la drague au quotidien. Ainsi, donc, fin de l’enquête : non, les règles du jeu n’ont pas changé mais le plateau de jeu a trouvé une nouvelle forme or, si le cœur vous en dit, pourquoi effectivement, ne pas cumuler les chances de gagner le jackpot ?
jeudi 17 janvier 2008
Ma fille, tu deviens femme [avec toutes les emmerdes que ça comporte] : Félicitations !
Ma fille, tu deviens femme [avec toutes les emmerdes que ça comporte] : Félicitations !
Les règles ? Une semaine par mois ! Une semaine certes sans sexe... nous y reviendrons, mais également une semaine DE MERDE sous plein d'autres aspects pour nous les femmes. Il est clairement évident que les mecs n'y connaissent rien, absolument rien. Pour eux cette période rime avec No Sex et caractère on ne peut plus versatile de la demoiselle, mais alors cliniquement parlant, c'est le néant, les méandres de l'inconnu. Si je peux vous faire une confidence... et bien pour nous aussi, cela peut paraître parfois, et même souvent, assez obscur. Sauf que nous n'avons pas eu le choix. A l'heure où l'adolescence, et ses travers, pointe le bout de son nez, les menstruations sont également pour nous de la partie ! Du coup, on apprend à vivre avec, et à comprendre ce qui se trame au fond de notre vagin... quel cadeau !
Je ne vais pas commencer à essayer de vous expliquer le tout, d'une, ça n'a pas de franc intérêt – à part pour les aspirants gynécologues – et de deux, j'en serai bien incapable. Mais en gros, chaque mois, en tout cas c'est ainsi que les femmes peuvent le vivre, notre corps nous rappelle que nous ne sommes pas enceintes ; ce qui pour le coup est un soulagement, surtout en cas de doute mais bon, un signal un peu moins chiant aurait été bien mieux admis.
Comme Colin le dit si justement, la galère des tampons et serviettes hygiéniques commence très tôt ; il faut choisir la marque, la force d'absorption (c'est ça le fameux secret des tailles différentes !!), avec ou sans applicateurs... « mais, est-ce que ça nous enlève notre virginité ? » « putain, comment ça rentre ce machin là ! ». . . et les mois passant - en même temps on en prend pour plus de 35 ans – cela devient une habitude.
Allez, entrons dans le vif du sujet : « la semaine d'amour fériée » comme dit le chanteur Renaud. Quoi, pas de sexe, pas du tout ?? PUTAIN !! Bon, sincèrement, c'est pas non plus une sinécure, il faut savoir parfois attendre, les retrouvailles n'en sont que meilleures mais ce n'est pas seulement difficile pour vous, non, car nous sommes tout autant en manque et demande, voire plus ! Car effectivement, nos hormones en cette période sont en ébullition, avec l'impossibilité toute relative de le faire, l'envie n'en est que décuplée. Ainsi donc, impossibilité réelle ou carcan moral ? Le sexe entre adultes consentants n'ayant selon moi aucune limite il faut donc trouver, face aux petits inconvénients de la vie, des astuces pour continuer d'assouvir ses désirs en toute tranquillité.
Colin nous propose trois solutions : La première est simplement d'attendre, de s'en faire une raison ; tant pis, ce sera pour la fin de semaine...
La seconde, plus controversée, est de trouver une porte de sortie, nous dirons la porte arrière. Hum... la réponse féminine proposée par mon cher et tendre collaborateur n'est pas universelle ; je serais d'avis de ne pas vous décourager, de proposer à la jeune femme et de lui laisser le soin d'aviser en vous rangeant à sa décision... Il faut savoir vivre avec son temps et parfois prendre le plaisir là où il est : il ne me semble pas que les homosexuels se font un monde de cette pratique ! Par contre, il est intéressant de noter que chez les hétérosexuels, le fond d'ego surdimensionné, qui est le leur, ressort, refusant tout net d'envisager cette possibilité pour leur rectum mais tout enclins à le proposer à celui de leur chère et tendre. Ensuite, il y a aussi d'autres pratiques très agréables et convenant peut-être plus facilement aux deux partenaires, cela malgré le manque de coït !
La dernière solution est celle de faire fi de cette sanglante déconvenue ; c'est un refus premier sur lequel vous écraserez votre fougue sexuelle tout d'abord mais une fois quelques points stratégiques activés, nul doute que vous saurez arriver à vos fins ! Cependant, il est intéressant pour moi de noter que Colin voit le doute vis-à-vis de ce rapport comme le fait de la femme alors que j'aurais exposé le contraire : souvent, les hommes vont refuser de voir leur épée ensanglantée, préférant de loin la garder propre quitte à attendre quelques jours.
Alors, pour satisfaire chacun des partenaires, j'aurais à vous proposer une dernière solution : celle de succomber à votre envie mutuelle et ce sans prévoir de faire tourner la machine à laver le lendemain : la douche ou le bain !! Et oui, il faut savoir que généralement l'eau bloque bien le flux sanguin ; il est intéressant de voir combien de femmes et d'hommes l'ignorent ! Et puis vraiment, l'intérêt pour les draps est réel !
En ce qui concerne le PMS ! Je ne m'abaisserai même pas à répondre à ces propos de « MACHISTE EMBOURGESOISE PAR DES SIECLES DE DOMINATION INJUSTIFIEE » . Colin, tu mériterais que je te « COUPE LES BURNES » ! Certes, durant cette période, on peut parfois s'avérer un brin lunatique... mais « vous nous aimez quand même, hein ? »
Claire
dimanche 16 décembre 2007
Un Ferrero Rocher (r) madame l'ambassadeur ?
Me voilà de retour après quelques semaines d'absence, je m'excuse platement de ce retard auprès de nos lecteurs assidus et de mon cher collaborateur !
Se faire attendre... pour un manque de diplomatie, c'est un manque de diplomatie ! Ce qui, pour le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui est plutôt malvenu : la diplomatie envers le sexe opposé, soit dans mon cas, la diplomatie envers vous, beaux, jeunes et moins jeunes étalons...
Avant toute chose, petit rappel de définition :
Diplomatie = tact, adresse, finesse, habiletés dans les relations avec autrui
A première vue, on conçoit les hommes comme moins susceptibles que les femmes, aussi nous autres serions moins enclines à user de diplomatie ; pourtant je pense pouvoir dénicher des efforts à faire également à votre endroit pour ne pas vous froisser.
Je crois que la première des diplomaties dont nous autres faisons preuve envers vous est simplement de vous mentir ! Oui, par souci de garder le mystère et la grâce féminine intacte, nous allons jusqu'à inventer des techniques ultra sophistiquées ! Nous sommes et nous devons rester aussi longtemps que possible des princesses de séduction à vos yeux ; or, une princesse ne rote pas, ne pète pas et bien sur, nous ne faisons pas caca ! Notre système intestinal hautement sophistiqué possède un bouton pause que l'on s'acharne à actionner dans tout début de relation. Non, ce serait trop beau, disons qu'on attend, qu'on souffre en silence, et qu'on fait preuve d'ingéniosité pour camoufler tout bruit incongru qui pourrait par le plus grand des hasard sortir de notre anatomie... Avez vous vu votre copine aller aux toilettes avec vous dans la pièce à côté sans musique à fond dans le premier voir les trois premiers mois de votre relation ? Je ne pense pas... (les trucs et astuces pour éviter de mourir de honte devant son nouvel amoureux, cela fera l'objet d'une autre discussion...).
Passé ce stade, il ne faut pas croire que la diplomatie est rangée au placard mais plus que notre organisme, elle va désormais concerner ce qui sort de notre bouche...
La, deux choses ne doivent jamais être oubliées :
La première : Evitez, autant que possible – vraiment, c'est un conseil – d'utiliser les quatre mots qui à coup sûr feront fuir tout mâle : « Faut qu'on parle » ! Il est un phénomène étrange à observer quand ces mots sortent de notre bouche : cette simple invitation au dialogue provoque toujours un repli stratégique de notre interlocuteur. Ce dernier peut, au choix, remettre au lendemain ou à l'année suivante la discussion, ou alors, partir dans une explication méta-psycho-philosophique pour nous enjoindre, je cite : « d'arrêter de lui prendre la tête avec des discussions stériles ». Je souhaiterais un jour faire comprendre aux hommes que ces quatre mots n'ont rien de dangereux et que leur imagerie angoissante largement véhiculée dans les médias est faussée mais je crois que cette cause est perdue. Aussi je conseillerais à mes comparses féminines de faire preuve, comme à leur habitude, d'adresse et de diplomatie afin de trouver des moyens moins directs d'entamer un dialogue avec leur compagnon...
Deuxième chose : votre mec est toujours TOUJOURS le meilleur au pieu ! Dans un sourire béat et une conviction patente, vous lui affirmerez que ses prouesses sexuelles défient les lois de la nature ! « non, je ne me suis pas ennuyée », « oui, c'était génial » et « oui j'ai vraiment de la chance ». Convaincue on a dit !! Bon bien sur, là les partisans de la communication dans le couple dont je fais partie vous enjoindront que faire part à monsieur de son manque orgasmique est nécessaire pour le bon fonctionnement du couple susnommé ; ce qui me semble juste dans les cas de franche absence de plaisir mais en cas de passages à vide éphémères, je crois que la diplomatie peut être utile et conseillée pour épargner son ego fragile. De toute façon moi, je dis ça mais je ne sais absolument pas ce que c'est, mon mec est le meilleur au pieu !
Les hommes moins susceptibles que les femmes ? La diplomatie vous serez-t-elle vraiment plus utile qu'à nous ? ... peut-être est-ce le cas... ou alors, notre ultime adresse réside t-elle peut-être dans le fait de vous le faire croire...
Claire
dimanche 18 novembre 2007
C'est Fini !
« on peut rester amis »...
Et si moi je veux pas être amis mais plus ? Rien a foutre de ton amitié moi !
« c'est pas toi c'est moi »...
Quoi ? C'est toi qui merdes ? Ha ça, oui mon p’tit gars, tu merdes sévère pour pas réaliser que tu vas perdre bien plus que tu pourras jamais récupérer !
... et mon préféré « tu retrouveras quelqu'un, tu le mérites !! »
Bin oui bien sur, je mérite quelqu'un mais pas l'homme que j'aime, non... je mérite quelqu'un d'autre, quelqu'un dont je ne veux pas !!
Comment Rompre ? ... y a t-il vraiment une bonne manière de rompre ? Ca existe une façon de sympathiquement dire à l'autre qu'on ne veut plus de lui ? Quelque soit la manière, le résultat est le même, c'est fini, FINI, on passe à autre chose, on tourne la page, c'est la mort d'une histoire ; et ça bin comme tous les deuils, c'est douloureux ! Alors, l'idée, je pense, n'est pas de trouver la « meilleure » manière de rompre mais simplement la « moins pire » manière.
Il existe plusieurs facteurs qui peuvent déterminer la façon de rompre : la personnalité des individus joue sans doute (forcément quand on est pas tendre à la base, ou alors très lâche, la rupture par texto peut apparaître une bonne idée !), l'histoire en elle même aussi (la rupture au bout d'une semaine est quand même moins prenante psychologiquement parlant que celle au bout de 10 ans), et enfin, la raison de la rupture (disputes à répétition, nouvelle personne qui entre en jeu ou le pire simplement amour qui s'est envolé).
Se faire larguer n'est vraiment pas agréable... mais peut-on vraiment envier la place de celui qui largue ? Des semaines durant le stress monte, la boule au ventre nuit et jour à se demander comment faire pour ne pas passer le coeur de l'autre au mixeur, puis à la moulinette pour le finir à coup de rasoirs... comment épargner ce petit coeur que l'on a un jour aimé ? Le pire reste bien entendu la culpabilité, ces remords qui nous rongent à l'idée de faire du mal ! Le plus souvent on ne veut pas blesser l'autre, simplement il est temps de lui dire que les choses ne peuvent continuer ainsi. Il faut pour cela beaucoup de courage, pour oser mettre seul le mot « fin » à une histoire commune, mais surtout pour être honnête avec l'autre et pour être honnête avec soi-même !
Mieux vaut être seul que mal accompagné dis le dicton, je pense aussi que mieux vaut être seul qu'accompagné par quelqu'un qui ne vous aime plus et reste par habitude ou par lâcheté... Bon malgré tout, je ne vais pas faire l'apologie des rompeurs, faut pas exagérer non plus, mais je pense que larguer ou être larguer, les deux côtés sont douloureux !
La culpabilité, y’a pas de secret, jamais elle vous quittera, y’a aucun moyen de faire sans ; et oui première nouvelle peut-être mais... on est humain !! Le principe de l'humanité est en grande partie son empathie, la capacité qu'ont les hommes de se mettre à la place de l'autre... et c'est ça qui nous donne ce sentiment de culpabilité car on sait que ce que l'on s'apprête à dire va faire mal ! Moi je serais d'avis de ne pas chercher à s'en défaire, c'est cette douleur, cette difficulté qui nous rappelle notre humanité ; sans elle nous ne serions que des boites vides sans intérêt ! Alors je sais, tout serait plus simple si on pouvait dire au revoir à l'autre sans ressentir de gène à le faire sauf que je ne vois pas pourquoi une rupture devrait être facile !
« Les ruptures difficiles, c'est souvent à cause de la conjugaison. A chaque fois qu'on dit je t'aime, on devrait préciser que c'est du présent » inspiré d'une citation de Jean Yanne.
Claire
dimanche 11 novembre 2007
Ca te tente un bout de chemin avec moi ?
« t'es belle quand tu me reproches, de ne pas être honnête avec toi mais, t'es belle même quand tu te trouves moche alors j'le gardes pour moi... » Volo
Tout un programme : comment faire comprendre à l'autre que l'on est passablement intéressé par son intellect, relativement excité par son corps et en passe de devenir total crok de lui ... ?
C'est toujours un sujet délicat car de deux choses l’une, soit le résultat est gagnant, soit non ...
La clarté de notre déclaration est d'ailleurs assez souvent proportionnelle au risque encouru. En effet, plus les sentiments de l'autre sont difficiles à cerner, plus, bien entendu, on hésitera nous même à se mouiller... attendant un signe plus clair de sa part. Mais alors..... et l'autre ? Si il se dit la même chose ????
Bon là j'avoues, nous autres les femmes, aussi féministes soyons nous, sommes tout à fait enclines à mettre nos idéaux d'égalité de côté pour réclamer que l'homme soit celui qui fasse le premier pas, comme si cela était de leur devoir (idée absurde mais réconfortante - et encore très largement diffusé, désolé gentlemen).
Donc, si l'autre pense la même chose de son côté, comment on fait pour sortir de ce cercle infernal ? Et bien, il faut toujours quelqu'un qui saute : le plus courageux peut-être, le plus insouciant sûrement...
De toute manière le vrai premier pas ne sera jamais véritablement et clairement défini car tout s'enchaîne trop vite quand les choses se passent bien. Du coup, qui a fait le premier sourire marquant ou qui a été celui qui discrètement rapprocha le premier ses lèvres du coin de la bouche de son partenaire... on s'en fout.
Faire comprendre à l'autre qu'on l'apprécie plus qu'un ami n'est pas une science exacte ; il n'y a pas de recette miracle mais souvent les regards appuyés, les rires gênés ou les sourires en biais sont autant d'ingrédients d'une atmosphère générale ; une atmosphère de tension, de trac partagé ; le genre qui te fout une boule au ventre et qui présage d'une grande excitation future.
Je n'ai personnellement jamais eu à véritablement faire comprendre à l'autre qu'il m’intéressait car la chose s'est le plus souvent faite malgré moi. Etant aussi discrète qu'un hippopotame dans un starbuck, je suis ou très vite évincée ou appelée à continuer si réciprocité il y a. Alors bien sûr, cela doit sans doute me valoir des râteaux dont je ne me rends même pas compte mais bon, c'est ainsi moins douloureux...
Ensuite, pour tous ceux qui sont moins « gros sabot » que moi, je dirais que les manières de déclarer sa flamme sont multiples et infinies aussi diverses que notre imagination ou notre timidité nous le permet... et puis il ne faut pas oublier que le courage, ou l'inconscience peut parfois payer !
Allez, retournons aux doux temps de l'enfance... se présenter à son aimé et lui demander « dis, tu veux être mon amoureux? », tout simplement... et puis, si des fois éviction négative il y a, regardez autour de nous pour constater que le monde est une vaste cour de recré’ où les bobos ne sont que passagers et certains autres grands enfants prêts à vous répondre « oui ».
Claire
jeudi 25 octobre 2007
Et mon cul c'est du poulet ?
Scène initiale et somme toute banale :
Une jeune femme de belle allure générale vous adresse un sourire ...
- « Qui c'est ?
– J'sais pas je la connais pas
ou pire :
– Juste une amie ...
– et mon cul c'est du poulet ? »
La JALOUSIE, trois syllabes somme toute anodines mais qui renferment en leur sein la source des pires quiproquos, doutes, querelles voir guerres atomiques. Tout le monde est jaloux, oui, tout le monde, depuis notre plus tendre enfance, c'est comme ça, l'être humain possède un sens aigu de la propriété privée !! Mais c'est bel et bien à l'adolescence, quand arrive l'avènement des premiers émois sentimentaux et sexuels que la bête sournoise sort de son trou et s'immisce parfois au plus profond de nos tripes.
Il faut savoir que chez autres les femmes il existe un petit souci de câblage. Je m'explique, il n'est pas rare que dans une relation normale, on pète un câble, il y a un bug du système : on doute ! Ce doute n'a pas besoin d'un facteur extérieur objectif pour prendre forme, non, il suffit d'un détail insignifiant et notre interprétation se met en marche pour arriver à la pire des déductions imaginables. N'allez pas croire que cela nous assaille toute la journée, non c'est souvent juste un court instant de panique dont la suite est un retour à la normale mais une fois le doute en terrain connu, il aura tôt fait de resurgir à la moindre occasion. Et c'est là la crise, plus ou moins douloureuse....
Attention, je vais remettre les pendules à l'heure : ne croyez pas que nous n'avons pas confiance en vous, la plupart du temps c'est l'inverse qui est vrai. En fait, on arrive pas à croire que nous autres avons su vous séduire du coup on se dit que vous aurez tôt fait de vous rendre compte que des tas de filles bien mieux existent, et c'est de ça dont on veut se prémunir. De plus, on sait de quoi est capable – ayant nous même fait partie du lot - une femelle célibataire du coup on craint sans doute plus le grappin qu'elle pourra vous mettre dessus qu'un éventuel dérapage de votre part.
Et puis soyons francs, notre jalousie vous plaît bien parfois... bon je passe sur l'hystérique fouilleuse de poche (car là c'est un délire extrême bien connu des psys) mais lorsque qu'on s'approche subtilement de vous pour vous embrasser et ainsi marquer notre territoire avant d'entamer une percée au sein d'une rangée féminine ; cela doit sûrement vous flatter, c'est en tout cas ainsi que vous devriez le prendre !
La jalousie a bel et bien des avantages sinon nous n'en jouerions pas comme nous savons si bien le faire. Ce jeu a pour but de nous rassurer mutuellement sur la place que tient chacun dans le coeur de l'autre. Vous avez tôt fait de nous décrire comment vous exercez votre pouvoir magnétique sur les caissières ou comment une jeune femme « absolument époustouflante » vous a fait du gringue... juste pour nous voir réagir. Et nous ? Bein nous on réagit, on questionne, on boude, on fulmine... car si l'on sait que tout cela n'est bien souvent que peu de choses, on redoute tout de même qu'une femme n'ai ne serait-ce que pensé imaginer une demi seconde vous tenir entre ses griffes. Vous voilà rassurés. Et là, le jeu s'inverse, à nous de recevoir l'ascenseur quand vous nous assurerez tendrement : « de toute manière, je n'aime que toi ». Nous resterons sans doute sur nos gardes mais au fond, nous serons apaisées... jusqu'à la prochaine fois !
Finalement la jalousie c'est comme l'alcool, ça peut mener aux pires destructions mais ça a aussi du bon... à consommer avec modération !
Claire
mardi 23 octobre 2007
L'Orgasme au Féminin
Sans doute est-ce pour le moment le plus dur des sujets qu'il m'ai été donné de traiter tant c'est un sujet personnel. Il s'agit d'un ressenti or comment expliquer un ressenti à des personnes (j'entends par là personne de sexe masculin) qui jamais ne pourront le ressentir ? Vas t'en expliquer à un aveugle de naissance à quoi ressemble la mer... il pourra essayer de visualiser, d'imaginer mais jamais il ne sera à même de voir vraiment ce qu'est l'océan et de comprendre l'apaisement qu'on peut ressentir devant une mer calme ou les frissons éprouvés quand les vagues se font plus coupantes.
Je vais tout de même tenter le coup... comme à l'aveugle à qui on raconte comment la mer est de couleur bleue, faite d'eau, à qui l'on peut faire écouter les vagues qui s'écrasent sur les rochers, je commencerais par une description non exhaustive de l'orgasme féminin, ce qui je pense pourrait être assez utile à certains qui ignorent encore de quoi est faite l'anatomie féminine (je ne me permettrais cependant pas de remettre en cause le savoir de nos lecteurs, qui font forcément partie des plus connaisseurs...).
Il existe trois types d'orgasmes féminins – on se croirait en cours d'éducation sexuelle – le premier d'entre eux est l'orgasme vaginal, orgasme qui demande le plus souvent une pratique répétée et s'acquiert avec l'expérience ; c'est un plaisir profond et interne venant d'une sollicitation répétée au niveau de la membrane vaginale. Il peut entraîner chez la femme notamment un cri de plaisir. Le deuxième, et plus contesté, est l'orgasme du point G ; à vos mètres messieurs, le susdit point se situe sur la partie ventrale du vagin à environ 4-5 centimètres de l'entrée... c'est une petite boule qui peut gonfler sous l'effet du plaisir ; certaines femmes ont aussi la totalité de la partie ventrale sensible. Disons pour vous expliquer que ce plaisir là est différent, on peut tout d'abord ressentir comme une envie d'uriner qui va se transformer, grâce à votre talentueuse stimulation, en un orgasme moins puissant (ça c'est selon les femmes) mais généralement assez long. Ensuite, j'ai également entendu parler de certaines réactions moins attendues tel un fou rire incontrôlable déclenché après stimulation de cette zone... je vous laisse y penser... Le meilleur des exercices pour obtenir cet orgasme de point G est d'utiliser tout votre doigté... Le dernier en liste et le plus répandu, semble t-il aussi le plus apprécié de ce que j'ai pu entendre, est l'orgasme clitoridien ; plus progressif et particulièrement intense.
Voilà pour la mise à niveau. En fait, l'orgasme, de quel type qu'il soit, est une expérience unique, totalement enivrante. L'apothéose après une montée croissante de plaisir, le relâchement, le feu d'artifice final. C'est comme un éclair qui remonte du bas ventre, une sorte de petit filet électrique qui nous traverse. Cela entraîne souvent une courte période (quelques secondes à plus longtemps) de décrochage total, on perd pied, nos pupilles se dilatent et nos sens nous abandonnent dans un flottement tout particulier. Un pur moment de plaisir où le monde alentour n'existe plus. Une extase extatique. Et vous savez le mieux dans tout ça, c'est que nous autres sommes insatiables, nous avons la chance de pouvoir renouveler l'orgasme instantanément, de les multiplier ; les orgasmes à répétition restent bel et bien l'apanage de la femme : sans doute le petit bonus que Dieu nous a accordé en échange des calvaires connexes qui sont notre lot.
Je n'aurais pas la prétention d'avoir la science infuse à ce sujet et il est évident que chaque femme aura des réactions particulières et des plaisirs singuliers mais je crois que toutes s'accordent pour dire qu'il n'est pas de meilleure expérience que celle-ci...
Je ne saurai d'ailleurs trouver les mots pour remercier assez l'homme qui m'apporte ce bonheur magique.
Claire
dimanche 21 octobre 2007
Les noeuds complexes des liens humains
Les relations hommes-femmes sont par essence compliquées, bien sur en partie parce que chacun des sexes possède des mystères que l'autre ne pourra sans doute jamais totalement intégrer et comprendre, mais aussi car la variété des liens qui peuvent unir hommes et femmes ou plutôt les êtres humains entre eux quelque soit leur sexe sont d'une complexité étonnante. Devant une telle multitude de possibilités, sans doute vaudrait-il mieux laissez aller les choses, tranquillement et naturellement mais l'homme a besoin de se situer, il veut savoir à quelle relation il a à faire pour savoir comment se comporter et sans doute et avant tout, pour pouvoir se protéger.
L'amitié homme-femme reste un sujet très largement contesté, d'aucuns diront qu'elle est impossible et toujours empreinte de désirs inavoués... je serais moins catégorique mais en effet il existe une forme d'amitié particulière, que j'appellerais amitié-limite : c'est une relation que deux personnes peuvent partager sans aucune consommation mais qui effectivement est teintée de risques. Il faut savoir en ce cas poser une ligne, la fameuse ligne à ne pas dépasser, celle séparant l'amitié de l'amour. C'est alors un véritable jeu de funambule qui s'engage, car l'amitié est bel et bien une forme d'amour, et qu'il est parfois difficile de faire la part des choses - encore plus quand l'alcool entre en scène... - mais souvent, un petit quelque chose nous ramène toujours du bon côté, une forme d'instinct de survie, la survie d'une relation unique sans doute qui une fois consommée perdrait de sa magie...
Ce genre de limite est parfois expérimentée avec la personne d'un(e) ex... ha, la relation à l'ex, c'est encore là une multitude de choix qui s'offrent à nous. La première est une relation de haine, souvent motivée par une rupture délicate et une déception amère, l'amour passé devient ennemi(e). On peut également s'en faire un(e) ami(e), d'une part car ce qu'on a à partager peut garder de son charme et d'autre part car peut-être avant d'être amour puis ex, la jeune personne était – elle un(e) ami(e). Et là peut s'engager une nouvelle relation : celle du Plan Cul Fixe, dévolu particulièrement aux ex car cela nous procure généralement le but recherché : du plaisir ; en effet, quoi de mieux qu'une personne déjà testée dont on connaît les talents sexuels pour ce genre de relation. Ensuite, il n'y a pas de règles, tout ami est susceptible de faire office de PCF si il y a consentement mutuel et que les règles sont bien établies dès le départ (sinon gare à la casse).
Mais avant d'être un(e) ex, il (elle) était bel et bien amour... Peut-être un amour vache fait de disputes, de ruptures et réconciliations, ce genre d'amour dont on peut devenir accroc parce qu'il est souvent aussi un amour impossible et que tout un chacun veut combattre l'impossible (je serais d'ailleurs d'avis qu'en matière de relations humaines, rien, en effet, est impossible). Il existe aussi l'amour passion, celui dont la fin est rapide mais le vécu si intense. Et enfin, l'Amour avec un grand A, je découragerais sans doute les plus cyniques en la matière tant je crois en cette possibilité : « l'osmose parfaite » si on veut en donner une définition, mais rien n'est plus difficile car il n'en existe pas deux pareils !
Ainsi hommes et femmes déclinent leurs sentiments dans de multiples facettes, j'en connais même qui mêlent plusieurs relations en une ; une sorte de fourre tout où l'amour vache devient grand amour pour finir par haïr l'autre puis le considérer en ami qui deviendra un plan Q voir plus... et les choses recommencent, se compliquent, s'intensifient... on a pas fini !!
- merci à mes amies et particulièrement Élise pour l'inspiration qu'elles m'ont fournie.
Claire
mardi 9 octobre 2007
l'R d SMS

Nous sommes passés à l'ère numérique, les lettres parfumées et les déclarations enflammées sous nos balcons ne sont plus de mise. C'est à présent par le biais du téléphone portable et de ses textos que tout se joue : séduction, tendresse, engeulades et même ruptures parfois usent de cet intermédiaire...
Aussi j'aimerais comprendre : s'agit-il d'un véritable progrès ? Tout d'abord, j'exclu dès maintenant l’argument du « manque de romantisme » qui est, certes, parfaitement valable mais hors de propos dans ma démonstration ! Soyons francs, bien sur, le sms n’offre pas au plaisir des sens l'odeur du papier ni la beauté des calligraphies mais la première des qualités qu'on lui reconnaît est sa rapidité et sa praticité ! Après tout, rien n'empêche aux plus romantiques d'entre-nous d'user et abuser des deux modes de communication qui s'offrent à eux ; nous avons maintenant le choix !
Cependant, aussi rapides et clairs soient à première vue les sms, je conteste leur véritable efficacité pour nous les filles ! Nous sommes des êtres dévoués au plaisir de l'interprétation et c'est là nous offrir un terrain d'expérimentation on ne peut plus fertile... et ça parfois à nos dépens, comme aux vôtres messieurs (car nos interprétations pourront causer quiproquos et incompréhensions dans la suite de l'histoire puisque nous nous étonnerons sans doute du fait que vous n'en ayez pas perçu toutes les nuances) !!
En effet, il faut savoir que tout texto reçu et envoyé sera réfléchi, épluché sous toutes les coutures à grands renforts d'amies toutes prêtes à nous donner leur opinion, décortiqué afin de déceler ce qu'il conviendrait d'appeler « son sens profond ». Nous abusons honteusement de l'adage « il faut lire entre les lignes » pour finir par lire entre, derrière, et sous les lignes !!
Un sms typique se scrute chez nous les femmes en trois étapes. La première d'entre-elle est l'introduction : le premier mot qu'il nous ai été donné de lire va sans doute influer sur tout le reste. Il ne faut pas confondre un salut banal avec un coucou plus prononcé, surtout quand ce premier mot est suivi d'un surnom. Alors, l'utilisation d'un pronom possessif (ma, mon) est, cher sexe opposé, fortement populaire (à condition que le sms provienne de l'homme officiel ou de celui en passe de le devenir bien entendu) ; en effet, c'est là marquer une appartenance très appréciée ! Ensuite je vous laisse le soin de marier les plaisirs : à chacun son mot doux, animal ou autre, faites preuve d'originalité... Pour tout ceux qui veulent marquer une tendresse sans trop se mouiller et causer moult doutes à la demoiselle, je conseille un coucou « toi », qui marque une approche sans être forcément significatif !
Ensuite vient le corps du texte ; et là, plus que tous les mots utilisés, notre attention se porte sur la ponctuation avec une place privilégiée accordée aux points de suspension. Ces trois points sont une véritable invitation à nous triturer l'esprit, ils inaugurent habilement une suite, le suspense est palpable et nous ne pouvons nous empêcher d'y accoler une explication, plus ou moins pertinente...
La dernière étape est la conclusion : tant de gradations existent pour se dire au revoir ; je classerai les basiques en ordre croissant d'intimité selon moi – et mes copines- : bises (qu'il serait même sage d'exclure tout court !!!) < bisous < gros bisous < je t'embrasse.
Ce scanner littéraire de vos sms est sans nul doute un peu déroutant, mais nous nous l'imposons également dans nos réponses (que nous cherchons à réduire à un texto tout en le remplissant au maximum de milliers de sous-entendus) alors même que nous ne pouvons être sûres que vous autres saurez déceler toutes nos subtilités savamment orchestrées. Aussi, pouvons-nous prétendre réellement gagner du temps ? J'en doute !
Les textos ne constitue pas selon moi en un progrès dans nos relations mais ce ne sont pas non plus une régression ou une perte d'authenticité ; il s'agit là simplement d'un autre outil visant à étoffer nos liens et à compliquer un peu plus les choses entre nous sans doute ... mais ces difficultés sont tellement appréciables que nous aurions torts de nous en priver !!
Claire