
Attention : autodérision ! Le troisième degré est indispensable à la lecture de ce qui suit.
Aviez-vous remarqué ? On ne parle jamais de « communauté » hétérosexuelle, et, au contraire, la « communauté gay » apparait comme une évidence ! Avons-nous enterré ce rêve que nos parents ont fait, quand, autour d'un petit pétard, ils abolissaient les frontières et les différences – ce vilain mot ! Mais à bien y réfléchir, c'est heureux pour vous, mesdames qui aimez les hommes qui aiment les femmes (ça tombe bien !), c'est heureux que les vrais messieurs – les défenseurs de la mixité dans le lit – sont bien différents des faux – les Narcisses, et autres habitants de Sodome et Gomorrhe – en ce point caractéristique : la drague.
Petit aperçu de cette communaustrass, à travers un phénomène aujourd'hui incontournable : le site de rencontre. Aïe...
Mais qu'est-ce qu'un chat gay ? Comment ça marche ? Quoi faire ? Pourquoi ? Qui ? Comment ? (tu baises ?) AÏE !
Ok, t'affoles pas ! D'abord, inscris-toi. (Coller des strass sur ton T-shirt moulant rose plus tard est une étape, certes, indispensable, mais qui vient beaucoup plus tard) Créer un profil est rapide mais très délicat car, attention, c'est un QCM qui va résumer l'être humain unique que tu es ! Quelques définitions et mises en gardes sur les options à cocher... qui vont parler pour toi devant la communauté :
Ton orientation
« Gay » Ici, la blague des trois pédés[1] est overcheap. Ici, gay, c'est la norme.
« Plein sud » Là, tu t'es trompé de site, tu es en train de chercher un appart', mec...
« Bi » WARNING ! C'est LUI, le déviant. Ne coche surtout pas cette case ! « Bi » signifie « lépreux » : le bisexuel est un détraqué qui passe ses soirées dans des lieux mal famés qui laissent même entrer des filles... Dégoutant.
« Hétéro » Ne compte pas sur cet homo-là pour te présenter un jour à ses parents.
« Trans » Et dans la rubrique « ta ville » écris l'âge de ta soeur où la couleur de tes yeux... Transgenre, une orientation sexuelle ? Soit...
Ta sex-attitude
« Actif » Je ne te ferai pas un dessin, les profanes parlent de « celui qui fait l'homme » (prothèses et vaginoplastie pour « celui qui fait la femme », bien entendu.)
« Passif » Tu t'es trompé au début du questionnaire, chérie, t'as coché « je suis un homme » !
« Auto-reverse » Si ton walkman fait pas autoreverse, c'est que tu es vraiment un looser...
Silhouette
Cocher « mince » ou « sportif ». Tu es tenté par l'option « quelques kilo en trop » ? Sois bien foutu et tais-toi. Bienvenue dans l'univers impitoyable de la drague gay.
Pilosité, Piercing, Lunettes, Tabac, Alcool, Salaire, Profession...
Pour ne vraiment rien laisser au hasard ni à la surprise. Le spontanéité, c'est bon pour les ringards (les hétéros), aujourd'hui ton romantisme est dans la taille de ton sexe.
Bon, c'est le moment de te lancer, ils en savent déjà trop sur toi ! Allez, chat !
Ohlà ! l'ami ! point trop vite ! Ne pars pas sans ton décodeur :
- slt tu ch koi ? comprendre : Dans un excès de modestie, je te ferai économiser du clavier, passons directement aux choses sérieuses/à la casserole.
- sa te direz un plan cam? Si tu aimes jouer à touche pipi avec ta webcam, tape simplement oui puis ton adresse MSN, enfin clique sur le bouton « envoyer ».
Au poète, n'oublies jamais de signaler que son billet doux t'as profondément touché : Je me mets à genou devant toi et je te suce pendant que tu pisses.© [sic]
Je te conseillerais également de ne pas refuser l'invitation de ce photographe professionnel – gage absolu de chasteté – sans visage qui te propose une séance de shooting en toute discrétion. L'occasion est à saisir puisqu'assez rare : on te le proposera à peine cinq fois par heure. Parfois même moins !
S'il est nécessaire de s'adapter à son interlocuteur quel qu'il soit, il existe une exception : Bogossdu34. Là, inutile de se plier à l'exercice difficile qui consiste à pondre, dans le style propre à Bogossdu34, des phrases du type « tuffé koa debot den la vit?lol », ou encore « mdr jkif tro lé zèkspo dars cotanpourin lol »... il te répondra : « ? ». Mais il est inutile d'essayer de lui parler sa langue maternelle, il ne comprendra pas plus. Il faudra t'y faire, Bogossdu34 est magnifique, c'est un fait, mais Bogossdu34 est aussi une tanche finie...
Bon je crache sur l'aspect impersonnel de ces sites de rencontre, mais je dois bien avouer que j'exagère un peu, puisque certains vous offrent l'option « liberté de s'exprimer librement sur soi-même ». Tu as donc la possibilité, en quelques lignes, de parler un peu plus de toi, de raconter ce qui te fait vibrer, de charmer par le verbe, de faire rêver... (puisqu'il s'agit bien de se vendre, non ?). Mais, tu seras un homme prévenu : le signe de ralliement de la communauté gay du net est l'analphabétisme. Au menu des réponses à tes envolées lyriques (Où est ce Prince qui m'emmènera loin, au delà des nuages, pour enfin vivre ce rêve bleu à deux...) tu auras le choix entre « tu ch koi ? », « Satediréunplancam? » et « Eskeutubèse? ». C'est pas magnifique ?
Allez, zut!, adapte-toi. Ton lyrisme assèche même le caniche nain incontinent de la voisine du dessus ! Ici, le nouveau romantisme est dans la clarté :
« NoPic=NoDial. Je cherch un bogoss, grand (1,84-1,85m), actif, dispo les dimanch aprèmidi et mardi soir. Les rebeu et les renoi, merci mais pas dans mon lit. Les folles et les vieux (+24ans), ça dégage. »
La recette d'une soirée shopping sur le net réussie : dans un grand saladier, mélanger l'exigence et la prétention, ajouter une tasse de sècheresse, et un pot connerie. Incorporer un soupçon de racisme et trois cuillères à café d'homophobie. A déguster cru, avec les doigts.
Vas donc, hé, pédé !
Pète Chope Boy
[1] Ndr : Trois pédés qui pètent dans un ascenseur :
1- Pffft
2- Pffft
3- Prrrrrout
1 et 2 : « Puceau ! »
lundi 28 janvier 2008
« slt tu ch koi » ou Comment trouver l'Amour en tapant fort sur un clavier
Une enfilade de bits et des zéros, le catalogue de la drague sur internet
Aujourd'hui un nouveau thème qui nous a été suggéré par un lecteur, que l'on retrouvera d'ailleurs en invité sur le sujet. Mais le sujet, quel est-t-il ?
Le troisième millénaire, on marche en plein dedans. Reste à espérer que c'est du pied gauche. Finalement qu'est-ce que cela a changé ? Pas de voitures volantes, pas de rapid'asperges, pas d'extraterrestre à tête d'étron avec un doigt lumineux... Mais alors quoi ? Une technologie discrète et une évolution des mœurs. Meetic ® explose et les sites de rencontre en tout genre se multiplient. Les plateformes de réseautage social telles que Facebook® ou Myspace® sont détournées et utilisées à des fins plus intimes, ou comment transformer de tels outils en agenda de soirées libertines ? Est-ce la fin de la drague de papa, de la main aux fesses et de la claque dans la tronche ?
On ne dit plus « T'as de beaux yeux, tu sais » mais plutôt « envoi une photo s'il te plait ».
Au tout début, les sites de rencontre sur Internet, vous n'osiez pas trop y aller. C'était pour les pervers, les affamés, les désespérés. C'était un peu le ghetto des cœurs à la dérive, un refuge numérique pour les mal aimés et les mal aimants. Puis finalement vous vous êtes aperçu qu'un ami s'est inscrit. Puis un autre. Et encore un autre. Finalement presque tout vos amis se sont retrouvés sur ces sites, « juste pour essayer. » Mais un essai de deux ans, ce n'est plus vraiment un essai.
Timide, vous commencez par le réseautage social. Il paraît que Myspace® est de plus un plus utilisé pour les galipettes sans lendemain. Cuisant échec. Les seules personnes que vous rencontrez sur Myspace sont des artistes (ou parfois pas) qui aimeraient bien avoir votre argent ou des personnes tellement imbues de leur personnalité qu'on les croiraient capables de s'étouffer avec. Je suis tellement géniale que j'aimerais coucher avec moi même et que je fais toujours l'amour face à un miroir. Mince.
Vous passez donc à Facebook®. A peine inscrit que votre vie privée ressemble déjà à celle d'une célébrité, suivie jusqu'aux toilettes par une horde de paparazzi, obsessionnels du téléobjectif phallique. Tout le monde sait ce que vous faites, ce que vous pensez. Heureusement, en contrepartie Facebook® répond à toutes vos questions existentielles. « Quel personnage de Friends êtes-vous ? » « Avec-qui coucheriez vous ? » Et l'indispensable « Êtes-vous un looser ? »
Bref, Facebook®, finalement au niveau rencontre, c'est nul. Les seules rencontres que vous faites sont vos amis. Tout cela est une immense perte de temps.
Puis un jour, le cœur battant la chamade, les yeux rougis tel un lapin de garenne atteint de myxomatose, vous décidez de vous pencher sérieusement sur la question. La première décision à prendre est : « lequel ? ». Des sites de rencontre, il en existe une foultitude. Branché que vous êtes – ou que vous tentez d'être – vous googlez les mots site de rencontre. Pas de chance, il y a 2 610 000 résultats. Tiens, sexfriend.fr, qu'est-ce que c'est ? Par curiosité vous pénétrez ce site qui propose des rencontres purement sexuelles « Trouvez votre Sex Friend [1]. Pas de mariage, pas de petit(e) ami(e) juste un(e) ami(e) avec qui coucher. » Le site se propose de « vous aider dans cette noble quête. » Une auguste compagne pour vider vos royales testicules, et assouplir votre guerrière érection ? Non, décidément ce n'est pas pour vous. Pas tout de suite en tout cas. Quitte à commencer, autant le faire doucement. On n'apprend pas à courir avant d'apprendre à marcher ; alors pourquoi apprendre à coucher avant d'apprendre à draguer ?! Troisième millénaire peut-être, ce n'est pas pour autant une raison de perdre tout sens logique. Résultat, comme tout le monde, vous atterrissez sur Meetic ®.
Vous passez une heure à vous inscrire. Même le KGB ne disposait pas d'un arsenal de question aussi important. A quand « la taille de votre sexe » pour permettre à ces dames de juger sur pièce ? Et pour ces demoiselles pourquoi pas les mensurations, ou tant qu'à faire un questionnaire sur les pratiques sexuelles : « si vous accepter la fellation et / ou la sodomie, cochez la case suivante. »
Dire que vous êtes là de votre propre gré, et par plaisir qui plus est ! Une fois les innombrables formalités remplies, vous pouvez enfin commencer votre petit marché.
Ça y est ! C'est elle, la future hypothétique élue de votre cœur, le site vous propose de vous délester d'une certaine somme d'argent. Et si on n’est pas satisfait, on est remboursé ? Ah, tiens, non !
En fouillant un peu, vous découvrez dans le répertoire indésirable de votre boite mail, une offre promotionnelle pour trois jours gratuit. Vous effacez votre « ancien » profile pour un créer un tout nouveau. Cette fois, ça y est vous êtes lancé : vous vous jetez dans cet océan d'amour potentiel et de sexe fantasmé fait de bits et d'octets (NdR : oui, il fallait que je place bit, sexe et amour dans la même phrase !).
Premier constat : selon l'OMS, 10% de la population mondiale serait dyslexique. Alors pourquoi se sont-ils tous donnés rendez-vous sur ce site de rencontre ? Résultat vous passez quelques minutes sur des profils à la description plus que douteuse : « jsui 1 meuf ki kiff lé keum barak et viril.mé j'veu 1 relassion Crieuse passke chui romantik pa Crieu sapstenir. » Qu'est-ce qu'elle entend par là ? Résultat vous isolez les rares profils écrits d'un français plus ou moins compréhensible (et éliminez au passage toutes celles qui cherchent « un mec beau, riche et intelligent » parce que les fantaisistes, c'est pas trop votre truc).
Ah celle-ci a les mêmes goûts que vous. Vous lui envoyez un mail. Un truc un peu drôle pour déguiser votre timidité. Elle répond. Prochaine étape l'entrainer sur MSN (parce que mine de rien, trois jours gratuits, ça passe très vite). Vous réussissez.
Problème : au bout de quelques conversations, vous avez un doute : pourquoi vous parle-t-elle de Lycée ? Elle est mineur, mais vachement mature pour son âge même qu'elle sort qu'avec des vieux qu'on plus de 20ans. Merde.
Heureusement, prévoyant, vous aviez récupéré quelques autres adresses MSN « juste au cas où ». Tirant leçon de la défaite passée, vous demandez l'âge de la belle avant d'engager plus ample conversation. Seulement vous avez oublié de demander si elle était célibataire. Quel idiot vous faites ! Un site de rencontre avec des célibataires dedans, quelle idée saugrenue. Ca n'existe que dans les films de science fiction et les livres Beigbeder !
Suivante !
Vous discutez avec votre nouvelle proie. Elle est gentille, pas farouche, et plutôt drôle. Finalement vous la rencontrez en chair et en os. Si Meetic ® garanti des rencontres, il ne garanti pas lesdites rencontres. Autrement dit il n'y a ni service après vente, ni garantie pour vice caché ou non conformité [2]. Heureusement, notre chère et tendre société nous a préparé une petite rustine à cela : le passeport safesex [3]. Cette nouvelle prouesse bureaucratique dont Kafka aurait été friand, laisse comme un goût amer. Vous attendez donc avec impatience les passeports « Non frigide » et « Érection garantie sur demande ».
Quoiqu'il en soit vous avez testé les sites de rencontres sur Internet. Vous n'êtes pas prêt à payer pour ça. Quitte à payer pour faire des rencontres hasardeuses, vous préférez fréquenter les soirées étudiantes. Pas besoin de parler le langage sms, ni d'avoir un doctorat en diplomatie.
Sinon faites un blog.
Colin
[1] NdR : pour les ahuris qui se demanderaient ce qu'est un sexfriend, le site propose un guide de conduite sous forme de commandement. C'est accidentellement drôle, mais tellement délectable et plutôt instructif pour ceux qui ne connaissent pas. Les Dix Commandements du Sexfriend c'est ici !.
[2] la curiosité du juriste psychotique potentiel lecteur, aura en l'espèce été réveillée. « Pas con, et pourquoi pas la garantie de vice caché finalement ? » Couché, oui ! On se calme, su-sucre.
[3] passeport délivré par une société privée (américaine pour le moment) attestant que le détenteur est sain (c'est-à-dire non porteur d'I.S.T). Il doit être renouvelé tout les 6 mois.
jeudi 17 janvier 2008
Ma fille, tu deviens femme [avec toutes les emmerdes que ça comporte] : Félicitations !
Ma fille, tu deviens femme [avec toutes les emmerdes que ça comporte] : Félicitations !
Les règles ? Une semaine par mois ! Une semaine certes sans sexe... nous y reviendrons, mais également une semaine DE MERDE sous plein d'autres aspects pour nous les femmes. Il est clairement évident que les mecs n'y connaissent rien, absolument rien. Pour eux cette période rime avec No Sex et caractère on ne peut plus versatile de la demoiselle, mais alors cliniquement parlant, c'est le néant, les méandres de l'inconnu. Si je peux vous faire une confidence... et bien pour nous aussi, cela peut paraître parfois, et même souvent, assez obscur. Sauf que nous n'avons pas eu le choix. A l'heure où l'adolescence, et ses travers, pointe le bout de son nez, les menstruations sont également pour nous de la partie ! Du coup, on apprend à vivre avec, et à comprendre ce qui se trame au fond de notre vagin... quel cadeau !
Je ne vais pas commencer à essayer de vous expliquer le tout, d'une, ça n'a pas de franc intérêt – à part pour les aspirants gynécologues – et de deux, j'en serai bien incapable. Mais en gros, chaque mois, en tout cas c'est ainsi que les femmes peuvent le vivre, notre corps nous rappelle que nous ne sommes pas enceintes ; ce qui pour le coup est un soulagement, surtout en cas de doute mais bon, un signal un peu moins chiant aurait été bien mieux admis.
Comme Colin le dit si justement, la galère des tampons et serviettes hygiéniques commence très tôt ; il faut choisir la marque, la force d'absorption (c'est ça le fameux secret des tailles différentes !!), avec ou sans applicateurs... « mais, est-ce que ça nous enlève notre virginité ? » « putain, comment ça rentre ce machin là ! ». . . et les mois passant - en même temps on en prend pour plus de 35 ans – cela devient une habitude.
Allez, entrons dans le vif du sujet : « la semaine d'amour fériée » comme dit le chanteur Renaud. Quoi, pas de sexe, pas du tout ?? PUTAIN !! Bon, sincèrement, c'est pas non plus une sinécure, il faut savoir parfois attendre, les retrouvailles n'en sont que meilleures mais ce n'est pas seulement difficile pour vous, non, car nous sommes tout autant en manque et demande, voire plus ! Car effectivement, nos hormones en cette période sont en ébullition, avec l'impossibilité toute relative de le faire, l'envie n'en est que décuplée. Ainsi donc, impossibilité réelle ou carcan moral ? Le sexe entre adultes consentants n'ayant selon moi aucune limite il faut donc trouver, face aux petits inconvénients de la vie, des astuces pour continuer d'assouvir ses désirs en toute tranquillité.
Colin nous propose trois solutions : La première est simplement d'attendre, de s'en faire une raison ; tant pis, ce sera pour la fin de semaine...
La seconde, plus controversée, est de trouver une porte de sortie, nous dirons la porte arrière. Hum... la réponse féminine proposée par mon cher et tendre collaborateur n'est pas universelle ; je serais d'avis de ne pas vous décourager, de proposer à la jeune femme et de lui laisser le soin d'aviser en vous rangeant à sa décision... Il faut savoir vivre avec son temps et parfois prendre le plaisir là où il est : il ne me semble pas que les homosexuels se font un monde de cette pratique ! Par contre, il est intéressant de noter que chez les hétérosexuels, le fond d'ego surdimensionné, qui est le leur, ressort, refusant tout net d'envisager cette possibilité pour leur rectum mais tout enclins à le proposer à celui de leur chère et tendre. Ensuite, il y a aussi d'autres pratiques très agréables et convenant peut-être plus facilement aux deux partenaires, cela malgré le manque de coït !
La dernière solution est celle de faire fi de cette sanglante déconvenue ; c'est un refus premier sur lequel vous écraserez votre fougue sexuelle tout d'abord mais une fois quelques points stratégiques activés, nul doute que vous saurez arriver à vos fins ! Cependant, il est intéressant pour moi de noter que Colin voit le doute vis-à-vis de ce rapport comme le fait de la femme alors que j'aurais exposé le contraire : souvent, les hommes vont refuser de voir leur épée ensanglantée, préférant de loin la garder propre quitte à attendre quelques jours.
Alors, pour satisfaire chacun des partenaires, j'aurais à vous proposer une dernière solution : celle de succomber à votre envie mutuelle et ce sans prévoir de faire tourner la machine à laver le lendemain : la douche ou le bain !! Et oui, il faut savoir que généralement l'eau bloque bien le flux sanguin ; il est intéressant de voir combien de femmes et d'hommes l'ignorent ! Et puis vraiment, l'intérêt pour les draps est réel !
En ce qui concerne le PMS ! Je ne m'abaisserai même pas à répondre à ces propos de « MACHISTE EMBOURGESOISE PAR DES SIECLES DE DOMINATION INJUSTIFIEE » . Colin, tu mériterais que je te « COUPE LES BURNES » ! Certes, durant cette période, on peut parfois s'avérer un brin lunatique... mais « vous nous aimez quand même, hein ? »
Claire
lundi 14 janvier 2008
"Ton copain n'ayant peut-être pas pour projet nocturne de passer les heures qui suivent avec un sexe tout rouge..." [1]
Lundi 17 décembre, dans un bar que mes amis et moi fréquentons régulièrement. La conversation dérape, et finit par atterrir sur les menstruations. L’idée fait tilt. « Je vais écrire un article sur les règles ! » Un doute m’assaille. Est-ce bien raisonnable. J’allume MSN ® et demande à Claire ce qu’elle en pense. Elle est prête à relever le challenge.
Le problème d’un tel sujet, et son intérêt sans doute, est qu’il est profondément délicat. Délicat parce qu’il concerne surtout les femmes (encore que, le point de vue sera débattu). Mais délicat aussi, car de nombreux écueils devront être esquivés. Étant un individu du sexe masculin (tout arrive), les écueils je les évite en me vautrant dedans, tel le porc dans la lie.
La première chose que la plupart d’entre nous associent aux règles de leur compagne, est une phrase très simple : « et merde, pas de sexe pendant une semaine. » Cependant, tous ne sont pas suffisamment forts et préparés à faire un tel vœu d’abstinence. D’où leurs tentatives discrètes, mais répétées, d’entraîner leur partenaire dans un acte sexuel. En cas de réussite, l’étreinte se transformera rapidement en une cavalcade digne des meilleurs films de capes et d’épées. Sans capes et sans épées, mais tout aussi épique et sanglant. Pour éviter toute effusion de sang inutile et supplémentaire, assurez vous que votre partenaire consent à ce rapport un peu particulier. La réponse sera probablement affirmative, puisque bien qu’indisposées, ces demoiselles semblent avoir un pic d’envie pendant lesdites périodes. Sans pour autant en conclure que les règles sont, chez la femme, équivalentes à une période de rut, il semblerait que le sexe, elles aient ça dans le sang.
D’autres, encore plus courageux, préfèreront tenter de convaincre leur petite amie que la sodomie ne fait pas mal, et que c’est vachement bien. Les intellectuels adeptes du latin de cuisine préfèreront dire paedication. Quel que soit le terme utilisé, l'intention demeure la même. Attendez vous alors à une réponse du genre « je peux te mette un truc dans le rectum si c’est si agréable ! ». Ne tentez donc pas le diable (ou plutôt la diablesse), vous risqueriez de l’avoir dans le cul.
Mais ce que vous redoutez le plus, ce n'est pas la pause sexuelle biologiquement contrainte. Non, une petite semaine sans sexe n'a rien d'insurmontable pour l'homme vaillant, fier et droit (!) que vous êtes. Ce qui vous met vraiment le trouillomètre dans le rouge, c'est le réveil du monstre. L'indicible qui sommeillait jusqu'alors, est sur le point de se réveiller. La formule est simple.
Trois lettres.
Trois toutes petites lettres maudites qui suffisent à donner des sueurs froides à n'importe quel individu mâle normalement constitué.
P.M.S. ou Post Menstrual Syndrome.
A cela il existe une explication médicale. Ou quelque chose y ressemblant. Pour plus d'information il vous suffira de vous reporter à tout bon ouvrage scientifique traitant du sujet tel que Femme Actuelle, 20ans ou Glamour.
Pour résumer, il s'agit là d'une histoire d'autoroute hormonale sur laquelle il y aurait des bouchons aux heures de pointes. Voilà qui est autrement moins amusant que la naissance de Hulk® ou de Spiderman®. Pour autant, le résultat n'en est pas moins impressionnant.
« Chérie est-ce que tu peux me...
- QUOI ENCORE ?! TU PEUX PAS BOUGER TON GROS CUL DE MACHISTE EMBOURGEOISE PAR DES SIÈCLES DE DOMINATION INJUSTIFIÉE ?
Mais je...
- TAIS TOI OU JE TE COUPE LES BURNES ET JE LES PENDS AU RETRO' DE TA PUTAIN DE CAISSE POURRIE. Chéri ? Est-ce que tu m'aimes ? »
Parce que les PMS, c'est aussi les changements d'humeurs intempestifs. C'est un petit peu le mode « démo » du sexe féminin. Tout ce dont elles sont capables, condensé en quelques jours par mois.
Pour ne rien arranger ces demoiselles utilisent des produits conçus par des ingénieurs polytechniciens que même la NASA envie. Ceux-ci font appel aux technologies les plus pointues pour concevoir le nécessaire de survie en période de menstruations. D'ailleurs il existe tant de tampons[2], serviettes et autres partenaires fraîcheur que le cerveau d'un homme ne peut tout analyser. C'est d'ailleurs pour ça qu'une femme ne demande qu'une fois à son petit ami d'aller lui chercher des tampons ou des serviettes. D'abord c'est quoi la différence entre des serviettes et des protèges slips ? En ce qui concerne les serviettes, lesquelles il faut prendre ? Celle parfumées spécial fraicheur made in Sapin Magique, les grosses qui ressemblent à des couches, ou celles spécial string ? Et les tampons, avec ou sans applicateur ? Et pourquoi il y a une taille de tampon ? XL c'est pour les vagin super profonds ? Alors pour éviter d'avoir un coup de fil paniqué de leur homme, perdu au rayon super marché dans un rayon où la faune est exclusivement féminine, ces demoiselles sont obligées de se débrouiller.
« Allô chérie. Comme je fais ? Y'en a plein. Et puis t'es profonde comment ? Non je te parle pas de philo, je te demande si tu fais du S, M ou L en tampon ! Aaaah, c'est pas la taille, c'est en fonction de... »
Bref, nous, on patauge. Et on ne comprendra probablement jamais ce que c'est vraiment. A moins qu'un jour l'un des concepteurs de la serviette hygiénique ultra-absorbante ne se penche sur une machine permettant de changer de sexe.
Merci de m'avoir lu. Dans le prochaine épisode nous verrons comment fabriquer son propre vibromasseur avec un moteur de tondeuse à gazon. En attendant, voici une petite vidéo sur le P.M.S.
Colin
[1] in Peut-on faire l'amour quand on a ses règles?, Ado.fr
[2] Confère l'excellent site Tampax.tm.fr où l'on apprend que les Tampax® ne contiennent pas d'amiante (sic!).
jeudi 20 décembre 2007
Trève hivernale de Textuellement Transmissible
Chères lectrices, chers lecteurs, et même les autres,
Textuellement Transmissible, va entrer en hibernation. Les périodes de noël, ses dindes à fourrer, ses overdoses de chocolat et son père noël satyre, nous occuperont tout notre temps.
Epuisés par les innombrables repas en compagnie de nos familles respectives, nous ne pourrions nous traîner jusqu’à un improbable clavier, entre les touches duquel des bouts de chocolat tiennent compagnie au pâté de foies.
Du coup, pas d’article, ça ralenti le transit intestinal.
Et comme ils ne vont pas s’écrire tout seuls, il faudra être patient !
Cependant, sachez que Claire et moi avons déjà déterminé le prochain sujet qui sera abordés par nos soins. Il s’agit de – accrochez vous bien – : les règles.
Nous ne parlerons pas de doubles décimètres, ni de théorèmes, et encore moins de règles de droit, mais bien de menstruations.
« Pourquoi ? » demanderez vous d’une voix emprunte d’étonnement mêlé* d’innocence.
« Pourquoi pas ! » répondrais-je d’un ton corrosif et vitriolé. Peut-être ajouterais-je « Parce qu’on vous aime. »
Soyez sages, pas de folies – en tout cas, pas sans nous – et ne nous oubliez pas pendant ces fêtes.
Tant qu’on y est : « JOYEUSES FÊTES » de la part de l’équipe rédactionnelle de Textuellement Transmissible.
Colin P.S. : pour que tout le monde soit content, aujourd'hui non pas une, mais deux images. Youpi !
* Accordez cela comme vous le voulez. Si vous mêlez la voix, alors ajoutez un "e". Si vous préférer mêler l'étonnement, alors n'ajoutez rien. Textuellement Transmissible invente la grammaire dont vous êtes le héros, et vous en remercie.
dimanche 16 décembre 2007
Un Ferrero Rocher (r) madame l'ambassadeur ?
Me voilà de retour après quelques semaines d'absence, je m'excuse platement de ce retard auprès de nos lecteurs assidus et de mon cher collaborateur !
Se faire attendre... pour un manque de diplomatie, c'est un manque de diplomatie ! Ce qui, pour le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui est plutôt malvenu : la diplomatie envers le sexe opposé, soit dans mon cas, la diplomatie envers vous, beaux, jeunes et moins jeunes étalons...
Avant toute chose, petit rappel de définition :
Diplomatie = tact, adresse, finesse, habiletés dans les relations avec autrui
A première vue, on conçoit les hommes comme moins susceptibles que les femmes, aussi nous autres serions moins enclines à user de diplomatie ; pourtant je pense pouvoir dénicher des efforts à faire également à votre endroit pour ne pas vous froisser.
Je crois que la première des diplomaties dont nous autres faisons preuve envers vous est simplement de vous mentir ! Oui, par souci de garder le mystère et la grâce féminine intacte, nous allons jusqu'à inventer des techniques ultra sophistiquées ! Nous sommes et nous devons rester aussi longtemps que possible des princesses de séduction à vos yeux ; or, une princesse ne rote pas, ne pète pas et bien sur, nous ne faisons pas caca ! Notre système intestinal hautement sophistiqué possède un bouton pause que l'on s'acharne à actionner dans tout début de relation. Non, ce serait trop beau, disons qu'on attend, qu'on souffre en silence, et qu'on fait preuve d'ingéniosité pour camoufler tout bruit incongru qui pourrait par le plus grand des hasard sortir de notre anatomie... Avez vous vu votre copine aller aux toilettes avec vous dans la pièce à côté sans musique à fond dans le premier voir les trois premiers mois de votre relation ? Je ne pense pas... (les trucs et astuces pour éviter de mourir de honte devant son nouvel amoureux, cela fera l'objet d'une autre discussion...).
Passé ce stade, il ne faut pas croire que la diplomatie est rangée au placard mais plus que notre organisme, elle va désormais concerner ce qui sort de notre bouche...
La, deux choses ne doivent jamais être oubliées :
La première : Evitez, autant que possible – vraiment, c'est un conseil – d'utiliser les quatre mots qui à coup sûr feront fuir tout mâle : « Faut qu'on parle » ! Il est un phénomène étrange à observer quand ces mots sortent de notre bouche : cette simple invitation au dialogue provoque toujours un repli stratégique de notre interlocuteur. Ce dernier peut, au choix, remettre au lendemain ou à l'année suivante la discussion, ou alors, partir dans une explication méta-psycho-philosophique pour nous enjoindre, je cite : « d'arrêter de lui prendre la tête avec des discussions stériles ». Je souhaiterais un jour faire comprendre aux hommes que ces quatre mots n'ont rien de dangereux et que leur imagerie angoissante largement véhiculée dans les médias est faussée mais je crois que cette cause est perdue. Aussi je conseillerais à mes comparses féminines de faire preuve, comme à leur habitude, d'adresse et de diplomatie afin de trouver des moyens moins directs d'entamer un dialogue avec leur compagnon...
Deuxième chose : votre mec est toujours TOUJOURS le meilleur au pieu ! Dans un sourire béat et une conviction patente, vous lui affirmerez que ses prouesses sexuelles défient les lois de la nature ! « non, je ne me suis pas ennuyée », « oui, c'était génial » et « oui j'ai vraiment de la chance ». Convaincue on a dit !! Bon bien sur, là les partisans de la communication dans le couple dont je fais partie vous enjoindront que faire part à monsieur de son manque orgasmique est nécessaire pour le bon fonctionnement du couple susnommé ; ce qui me semble juste dans les cas de franche absence de plaisir mais en cas de passages à vide éphémères, je crois que la diplomatie peut être utile et conseillée pour épargner son ego fragile. De toute façon moi, je dis ça mais je ne sais absolument pas ce que c'est, mon mec est le meilleur au pieu !
Les hommes moins susceptibles que les femmes ? La diplomatie vous serez-t-elle vraiment plus utile qu'à nous ? ... peut-être est-ce le cas... ou alors, notre ultime adresse réside t-elle peut-être dans le fait de vous le faire croire...
Claire
dimanche 9 décembre 2007
Diplomate et demi - aux grands mots les grands remèdes
La diplomatie, un métier très dur s’il en est. Un de ceux que l’on dit réservé à l’élite. Mensonge ! Dès que l’on s’adresse à sa moitié du sexe opposé, si l’on ne sait pas faire preuve d’intelligence, c’est l’incident de parcours assuré. Cela est d’autant plus vrai si la moitié en question, est du sexe féminin.
Vous parler est comme entrer dans un appartement où logerait une communauté d’éléphants atteints de colique néphrétique. Au premier faux pas, on se retrouve dans la merde jusqu’au cou.
Avant toute chose, une petite leçon de bienséance. Cela pourra paraître couler de source, mais certaines choses vont mieux en les disant, alors disons les !
Vous avez un rendez vous galant. Si si, cela arrive même aux meilleurs. Petit problème, pressé vous avez ingurgité pour seul repas un Kebab (shish de son prénom – ou Sandwich Grec disent les intellectuels) et votre système digestif semble ne pas pouvoir absorber l’aliment de manière convenable. En résultent hoquets et expulsions gazeuses malodorantes. La jeune demoiselle assise en face de vous se contrefiche de vos soucis stomacaux. Tentez donc de vous contenir – ou si ce n’est pas possible, évitez de lui souffler vos émissions pestilentielles en pleine face.
Bien sûr, vous ne laisserez pas non plus votre rectum pousser la chansonnette en sa compagnie. Et pour les plus vaillants d’entre vous : ce n’est pas parce qu’elle a un chouette décolleté que c’est self-service.
Probablement reviendrons nous sur la question à l’occasion d’un prochain article sur les 40 façons de rater un rendez-vous galant. A présent, place à la suite.
Le premier piège, le plus évident aussi, est celui concernant le poids de la demoiselle. Quelle que soit la rhétorique utilisée il n’y a qu’une réponse possible : « tu es parfaite comme ça, surtout ne changes rien.
- Ah bon t’es sûr ? Regarde j’ai grossi. Oh mon dieu, je ressemble à un éléphant de mer échoué sur une plage de Normandie. Faut vraiment que je perde 5-6 kilos. »
Quand bien même ce serait la réalité, VOUS NE LE PENSEZ PAS ! Le poids c’est tabou (on n’en viendra pas nécessairement à bout, pour ceux à qui cela a effleuré l’esprit). La réponse devra être rapide, et clamée d’une voix sûre. Toute hésitation sera interprétée en conséquence. Il sera donc préférable de changer rapidement de sujet :
« Ah, au fait j’ai couché avec ta sœur. »
A ce titre, rappelons qu’aborder l’infidélité n’est pas une erreur de diplomatie. C’est tout simplement la meilleure façon de se tirer une balle dans le pied et d’aller faire trempette dans un bassin infesté de piranhas. Autrement dit, sauf pulsion suicidaire irrépressible, toute plaisanterie sur le sujet est à bannir.
D’autant que votre partenaire du moment, si elle ne semble pas vous en tenir rigueur sur l’instant, n’hésitera pas à vous rappeler votre bévue au moment opportun. « Tu te rappelles le 2 mai 1987, quand je t’ai demandé ton avis sur la fidélité…
- Heu j’avais trois ans...
- Et alors. DE TOUTES FACONS TU NE M’ECOUTES JAMAAAAIIIIIIS ! »
A titre de simple rappel pour les fanatiques des discussions destruction et de la rhétorique atomique : sucer c’est tromper. Pour le reste, débrouillez vous, je ne suis pas conseiller conjugal. En tout cas, pas gratuitement (les rédacteurs acceptent le règlement par chèque ou par espèce).
L’esprit féminin est une charge explosive bourrée aux détails dont la mèche s’appelle rancune. Et ce joli petit paquet n’attend qu’une chose, vous péter à la tronche. Alors mieux vaut ne pas jouer avec le feu de peur de servir de détonateur.
Moins grave, mais tout de même susceptible de vous valoir une retombée de napalm sur le museau : la date de son anniversaire. Ne l’oubliez JAMAIS, quitte à vous la tatouer quelque part sur le corps. Ne confondez pas non plus clitoris et TrackBall, vous pourriez avoir quelques mauvaises surprises comme une erreur fatale suivie d’un retour de périphérique dans les babines. (Une petite blague d’informaticien, c’est gratuit, et ça change des blagues de juriste.)
Une dernière chose pour cette fois. La lunette de la cuvette des toilettes (oui, encore elle). N’oubliez pas de la rabattre. Il semblerait que ces demoiselles aient une peur panique de s’asseoir directement dans le trou.
La prochaine fois nous verrons comment faire un lance-pierre avec un string et pourquoi il ne faut pas le faire.
Colin
Merci à Alexandre M. de nous avoir suggéré ce sujet. A Franch' aussi, en souvenir d'un guide spécial célibataires dont les 40 leçons devraient ressurgir par la suite.
dimanche 18 novembre 2007
Très séyant ce petit casse-coeur
Lorsque l’on m’a demandé de faire un sujet sur le thème de la rupture – merci Charlotte –, la première chose qui m’est venue à l’esprit fût « et merde » (oui, il m’arrive souvent d’avoir des pensée simple, et parfaitement dénuées d’intérêt ; mais là n’est pas la question). Pourtant à la discussion avec Claire, le challenge promettait d’être à la fois difficile et intéressant. C’est pourquoi, nous nous attelons aujourd’hui à la tâche.
Rompre. Se séparer. Casser. Quitter. Tout ces mots sont peut agréables à mettre en pratique. Ils ne le sont pas plus à entendre. Petite précision, avant de plonger dans les profondeurs abyssales de ce sujet, le présupposé permettant la conjugaison de tous ces verbes, est d’être préalablement « engagé » dans une relation.
La rupture provient en général du dépérissement de l’amour que l’on portait pour son compagnon. Elle annonce un changement d’état, du « tu me fais vraiment chier » vers le « je me fait carrément trop chier ! » C’est bien la raison pour laquelle la séparation est mûrement réfléchie, qu’elle soit décidée d’un commun accord, ou de son commun accord.
Si tous les soirs vous vous couchez en pensant « encore une journée passée à survivre à ce résidu de matière fécale qui tente de se faire passer pour un humain », quelque chose vous retient.
Serait-ce de la pitié ? « Qui c’est qui va torcher son vieux cul tout ridé quand il sera vieux et sénile, si ce n’est pas moi ? »
Serait-ce l’espoir ? « Peut être que si je rabat la lunette des toilettes après avoir pissé, elle arrêtera de me hurler dessus… »
Ou une forme avancée de masochisme sentimental et mélancolique ? « Elle me bât, elle est conne et moche, mais je l’aime quand même. »
Toutefois, comme l’a dit Claire, ne serait-ce pas plutôt car nous sommes humains ? Ce qui fait de nous des êtres doués d’une incroyable et infinie connerie. Consciente, certes, mais connerie quand même.
Malgré toutes ces tergiversations malsaines, ces heures passées à se demander si vous allez la larguer mardi où jeudi, vous n’êtes pas sûr que – vous allez le regretter ! – ce soit la meilleure chose à faire. Pourtant vous ne pouvez plus voir sa tronche même en photo. Chaque remarque qu’elle vous fait est comme la caresse froide d’une lame de rasoir sur votre peau. « Où t’étais ? », « T’as encore vu cette pouffe ? », « t’as pas autre chose de mieux a faire ? », « Tu pourrais pas faire un efforts, t’es mou, là ! »…
Le problème c’est ce sentiment de culpabilité. Non ! Comme si vous alliez avoir des regrets à larguer cette radasse qui n’est bonne qu’à vous pourrir la vie. Cet ultime bastion, qui maintient votre couple, c’est la peur du vide. Qu’allez vous trouver après ? Est-ce que cela vaut le coup de vous séparer de cette morue à l’organe vocal plus productif en décibels qu’une sirène de pompier, si c’est pour que vous tombiez sur une femelle hippopotame en passe de faire ses classes en dictatoriat conjugal. Alors ça attendra demain, ou la semaine prochaine, ou plus tard. Vous l’aviez bien supporté jusqu’alors…
Pourtant finalement, vous y arriverez. Tel l’anus du babouin constipé, vous finirez par exploser, déversant un flot de merde tout alentours. Ce qui vous aura bouché le votre, de rectum, c’est le manque de communication. Vous avez préféré encaisser au lieu de parler, de vous expliquer... Résultat votre couple vient d'éclater.
Colin
C'est Fini !
« on peut rester amis »...
Et si moi je veux pas être amis mais plus ? Rien a foutre de ton amitié moi !
« c'est pas toi c'est moi »...
Quoi ? C'est toi qui merdes ? Ha ça, oui mon p’tit gars, tu merdes sévère pour pas réaliser que tu vas perdre bien plus que tu pourras jamais récupérer !
... et mon préféré « tu retrouveras quelqu'un, tu le mérites !! »
Bin oui bien sur, je mérite quelqu'un mais pas l'homme que j'aime, non... je mérite quelqu'un d'autre, quelqu'un dont je ne veux pas !!
Comment Rompre ? ... y a t-il vraiment une bonne manière de rompre ? Ca existe une façon de sympathiquement dire à l'autre qu'on ne veut plus de lui ? Quelque soit la manière, le résultat est le même, c'est fini, FINI, on passe à autre chose, on tourne la page, c'est la mort d'une histoire ; et ça bin comme tous les deuils, c'est douloureux ! Alors, l'idée, je pense, n'est pas de trouver la « meilleure » manière de rompre mais simplement la « moins pire » manière.
Il existe plusieurs facteurs qui peuvent déterminer la façon de rompre : la personnalité des individus joue sans doute (forcément quand on est pas tendre à la base, ou alors très lâche, la rupture par texto peut apparaître une bonne idée !), l'histoire en elle même aussi (la rupture au bout d'une semaine est quand même moins prenante psychologiquement parlant que celle au bout de 10 ans), et enfin, la raison de la rupture (disputes à répétition, nouvelle personne qui entre en jeu ou le pire simplement amour qui s'est envolé).
Se faire larguer n'est vraiment pas agréable... mais peut-on vraiment envier la place de celui qui largue ? Des semaines durant le stress monte, la boule au ventre nuit et jour à se demander comment faire pour ne pas passer le coeur de l'autre au mixeur, puis à la moulinette pour le finir à coup de rasoirs... comment épargner ce petit coeur que l'on a un jour aimé ? Le pire reste bien entendu la culpabilité, ces remords qui nous rongent à l'idée de faire du mal ! Le plus souvent on ne veut pas blesser l'autre, simplement il est temps de lui dire que les choses ne peuvent continuer ainsi. Il faut pour cela beaucoup de courage, pour oser mettre seul le mot « fin » à une histoire commune, mais surtout pour être honnête avec l'autre et pour être honnête avec soi-même !
Mieux vaut être seul que mal accompagné dis le dicton, je pense aussi que mieux vaut être seul qu'accompagné par quelqu'un qui ne vous aime plus et reste par habitude ou par lâcheté... Bon malgré tout, je ne vais pas faire l'apologie des rompeurs, faut pas exagérer non plus, mais je pense que larguer ou être larguer, les deux côtés sont douloureux !
La culpabilité, y’a pas de secret, jamais elle vous quittera, y’a aucun moyen de faire sans ; et oui première nouvelle peut-être mais... on est humain !! Le principe de l'humanité est en grande partie son empathie, la capacité qu'ont les hommes de se mettre à la place de l'autre... et c'est ça qui nous donne ce sentiment de culpabilité car on sait que ce que l'on s'apprête à dire va faire mal ! Moi je serais d'avis de ne pas chercher à s'en défaire, c'est cette douleur, cette difficulté qui nous rappelle notre humanité ; sans elle nous ne serions que des boites vides sans intérêt ! Alors je sais, tout serait plus simple si on pouvait dire au revoir à l'autre sans ressentir de gène à le faire sauf que je ne vois pas pourquoi une rupture devrait être facile !
« Les ruptures difficiles, c'est souvent à cause de la conjugaison. A chaque fois qu'on dit je t'aime, on devrait préciser que c'est du présent » inspiré d'une citation de Jean Yanne.
Claire
mercredi 14 novembre 2007
Le plan-cul le mec gentil* et l’histoire d’amour
Voici un article un peu exceptionnel puisqu'il n'a été écrit ni par Claire, ni par moi, mais par Sam, un très bon ami. Etudiant en socio' il brille par son talent à poser des questions qui ont tendance à ébranler l'auditoire. Une fois n'est pas coutume, le sujet de l'amour aura fait l'objet d'un ménage à trois.
Samedi 22 h 30 au Safari. Vous avez rendez-vous avec l’ami d’une amie. Enfin une histoire compliquée, proche du truc arrangé. Mais paraît qu’il est pas mal alors vous avez accepté. De toute façon ça coûte rien. Vous êtes célibataire, le programme TV du samedi est vraiment pourri et tous vos potes sont rentrés voir leur papa et leur maman. Sans oublier les connards qui veulent pas sortir dans le froid, préférant rester en couple bien au chaud pour mater un DVD en faisant touche-pipi sous la couette. Dans tous les cas le rapport coût / intérêt vous est favorable. Le litre de bière que vous vous apprêtez à enfiler ne vous coûtera rien puisque c'est lui qui paiera et pour un peu que le client en vaille la peine, vous pourriez bien ne pas dormir seul ce soir.
Scénario 1 : pas mal mais juste pour un plan cul
Enzo arrive avec 5 minutes de retard. Mais vous n'avez aucun mal à lui pardonner. Son premier sourire vous fait fondre. Une sex-bombe. C'est bien parti. A l'aise dans ses mocassins, son pantalon noir assorti à ses chaussettes et son blouson en cuir noir, ce mec a la classe. Première phrase, première blague. En plus ce mec a de l'humour. Vous fondez. Une kro, deux kro, quatre kro, l'ambiance se détend. Il fait quelques allusions au sexe. Vous entrez dans son jeu. Il est 1h00. Vous avez super envie de pisser – à cause de la kro – mais ce sera la seule pause de la soirée. Vous acceptez de voir son appart. En fait vous le voyez pas vraiment parce que vous êtes bourrée. Chez lui, au bout d'un quart d'heure vous vous retrouvez nue – heureusement vous vous êtes épilée – et vous vous surprenez à faire des trucs plutôt pornos. La scène dure jusqu'à 4h.
Dimanche 11 h. La bouche pâteuse et un petit mal au crâne sur le réveil. Dom Juan ronfle encore. C'est l'occasion de découvrir l'appart. Plutôt crade l'endroit. L'entrée dans les toilettes vous rappelle l'A10. L'espace est centré sur l'immense TV probablement achetée à Planète Saturne. Ah, il se réveille. La discussion s'installe. Aujourd'hui pour lui ce sera journée PS3, histoire de finir le dernier Tomb Raider avant demain. Parce que la rembauche lundi s'annonce difficile. La maçonnerie ça crève. Ses mains râpent un peu mais vous ne l'aviez pas remarqué la veille vous étiez bourrée. « Et toi tu fais quoi dans la vie ? » lance-t-il d'un ton suspicieux. Vous répondez « je suis en master d'histoire de l'art. » « Ah oui pour faire peintre », conclut-t-il. Bon avec lui c'est pas gagné. Vous changez de sujet et racontez vos dernières vacances en Tunisie. Ce con ne sait même pas la situer sur une carte. S'ensuit un blanc gênant d'une à 2 minutes. Il est inintéressant quand l'alcool ne vous ronge pas le cerveau. Finalement, vous mitonnez d'aller chercher les croissants pour vous casser vite fait.
Scénario 2 : C'est un garçon gentil
« Disons que c'est un garçon gentil. » Cette phrase, tout homme la craint, voir prie chaque soir en espérant qu'aucune fille ne la prononcera un jour en parlant de lui. Dans ce scénario il n'y a pas de dimanche puisque vous rentrez dormir chez vous.
Le mec arrive à l'heure. Pas une bombe mais pas un thon non plus. Par contre très poli. La conversation s'engage. Super intéressante. Il veut devenir architecte d'intérieur et adore Marcel Proust. Ce mec a plein de trucs à raconter. Vous surveillez vos mots, vous essayez de tenir son rang, quelque part vous jouez un rôle. Il faut dire qu'il n'a aucun humour pour détendre l'atmosphère. Dans votre tête vous imaginez comment le décoincer, lâcher une caisse malodorante, un rot impressionnant, ou bien parler de cul. Impossible. Vous êtes trop gênée. Vous ne baiserez pas ce soir, lui non plus. Vous aimeriez bien le revoir, il est intéressant. Mais vous ne vous imaginez pas à 4 pattes en train de lui faire une fellation.
Scénario 3 : l'histoire d'amour
Et alors comment naît une histoire d'amour ? Pour que l'alchimie prenne, il faut que deux critères soient remplis.
L'hexis : le mec s'habille dans le style que vous aimez, il est beau mais pas seulement. Vous appréciez les expressions de son visage, sa voix, son rire, sa manière de se tenir, de marcher. Imaginez un mec qui crache, ça va pas coller. Et ben disons qu'il y a des micro signes que vous pouvez aimer ou détester chez l'autre, et qui vont provoquer le désir ou pas.
Alors vous allez me dire « c'est nul ton truc ça marche avec Enzo. », mais 2 secondes. Ecoutez mon 2e critère. L'hexis ne suffit pas. Pour que deux personnes deviennent un couple, l'attirance physique doit s'ajouter à autre chose. Il faut une attirance intellectuelle. C'est l'ethos. Vous savez il y a des gens quand vous leur parlez vous les trouvez super. Vous avez l'impression de toujours les avoir connus. Ils aiment les mêmes humoristes, aiment les mêmes sports, les mêmes programmes TV, et les mêmes restaurants. Vous partagez les mêmes goûts, les mêmes identités, bref les mêmes manières de penser. Quand le mec remplit les 2 critères non seulement vous vous retrouvez bourrée chez lui vite fait, mais en plus vous vous rappelez dans la journée parce que vous vous verriez bien le présenter à toutes vos copines. Et, qui sait, à votre famille.
Alors prochaine fois que vous vous retrouverez au Safari en face du client, pensez à l'hexis et à l'ethos. Vous saurez de suite si vous avez rencontré un sexe sur pattes, un ami, ou l'homme de votre vie.
Samuel
* Pour les mecs il faut transformer le masculin en féminin bien sûr, sauf cas d'homosexualité.