Ce soir, il pleut, le programme télé est aussi excitant qu'un livre de Maupassant, des photos d'émissions débiles en plus. Vous venez de faire l'amour à votre moitié, du coup vous n'avez plus rien a faire. Dans le réceptacle à matière grise qui vous sert de crâne germe alors une idée que vous croyez géniale.
« Et si on allait au cinéma ? »
Alors que vous prononcez ces derniers mots, vous entrevoyez l'incident diplomatique qui pointe à l'horizon. Vous vous mordez les doigts. Ils ont un goût bizarre ; vous avez oublié de vous laver les mains. Après avoir avalé la moitié du tube de dentifrice, et vous être frictionné la langue à coup de brosse a dents, vous ne pouvez que constater l'ampleur des dégâts.
« Ah, ça c'est une bonne idée. Et après on ira au restaurant ? » vous demande l'intêressé(e), les paupières faisant office de stroboscope. Vous croyez voir Bambi sous extasy, le gloss sur les lèvres en prime. « Mais qu'est-ce qu'on va voir alors ? »
C'est bien ça le problème. Qu'est-ce qu'on va voir ? Cette question implique dans un premier temps de déterminer qui choisi le film. Ce qui n'est pas une mince affaire.
« D'accord. Mais c'est toi qui choisit. » lui proposerez vous, bon prince.
« Non c'est toi.
Mais pourquoi, choisis toi aussi, des fois !
Non, je te fait confiance.
Allez. TU CHOISIS.
D'accord. Ça tombe très bien, ce soir il y a une soirée Bridget Jones. »
Et merde !
Résultat, avec vos conneries, vous allez être obligé de vous barboter les mésaventures d'une célibataire trentenaire nunuche au possible.
Déjà, au départ les comédies romantiques, ça vous fait l'effet d'une indigestion de guimauve. Contempler les aléas amoureux d'une bande de margoulins aussi inspirés que les candidats de la star ac', vous vous en passez très bien.
Vous voyez déjà le sourire béa de Renée Zellweger, et la voix gluante de Hugh Grant. Rien que d'y penser en vous avez la nausée. Ça vous donnerait presque envie de vomir dans le paquet de pop-corn qu'une adolescente pré-pubère ne manquera pas d'engloutir, deux sièges devant vous.
Alors Bridget Jones, NON ! Voir une cruche qui se laisse aller et se lamente sur son sort, c'est plus que vous ne pouvez en supporter. Surtout qu'elle les cherche, les ennuis ! Elle saute les deux pieds dedans ! Bridget est conne : elle n'apprend rien de ses erreurs. Au lieu de ça, elle fonce continuellement dans la gueule du loup (inventant par là même le mouvement perpétuel des masochistes célibattues). Ce n'est pas pour rien qu'il y a eut un second épisode.
On avait rarement vu une jeune femme aussi tarte depuis Une Vie de Maupassant.
« Chérie, t'es sûre que tu veux aller voir ça ?
Oui. Pourquoi pas toi ?
Bein, là... Non, vraiment pas.
Tu m'as demandé de choisir, alors j'ai choisi.
Oui mais je pensais pas que...
Tu pensais pas quoi ? Tu pensais que j'allais choisir un film qui ne me plairai pas, pour te faire plaisir ? »
Elle a raison. Vous le savez. C'est d'ailleurs pour ça que vous peinez à résister à l'envie de frapper votre crâne contre les murs de la maison. Vous le saviez déjà, et pourtant une fois de plus vous l'avez laissé choisir. « La peste soit de la galanterie et de ces fieffés films à l'eau de rose. »
Le choix d'un DVD, ou d'un programme télévisé aurait soulevé le même problème. La vérité c'est que vous n'avez pas les même goûts. Cela ne facilite pas les choix. Certains couples instaurent un système de tour (sic). « Une fois toi, une fois moi. » C'est une idée qui semble bonne. En fait elle l'est tout autant que celle de faire du skate sur l'autoroute. Pourquoi ? Parce que, comment faire lorsque c'est le tour de l'autre, et que pourtant le cinéma d'à côté de chez vous propose une soirée spéciale, une rétrospective ou une projection unique ? Le problème reste entier. La débat qui s'en suivra aussi.
Finalement, vous y êtes allé à cette soirée. Pour être avec votre amoureuse. Vous avez un peu grincé des dents en regardant cette pauvre Bridget se faire prendre pour la dernière des connes. Vous avez rigolé quelques fois devant son idiotie congénitale. C'est la troisième fois que vous voyez ces films et vous ne les aimez toujours pas. Mais vous avouez, à votre moitié, avoir passé une bonne soirée.
« Tu vois, je savais que ça allait te plaire. Ça tombe très bien parce que la semaine prochaine il y a un film génial d'un auteur Kazako-Hongrois. C'est une comédie romantique de trois heures et demie, filmée avec un appareil photo numérique. Tu vas voir, je suis sûre que tu vas adorer. »
Elle se retourne et s'aperçoit que si elle n'agit pas TRES rapidement, vous ne verrez rien du tout : vous avez entrepris de vous crever les yeux avec votre ticket de cinéma roulé en tube.
Colin
mardi 29 avril 2008
Dans la pénombre, on peut faire autre chose que l'amour
jeudi 24 avril 2008
Moteur... Action !... Ça tourne....
Enfin.... la musique s'évanouit progressivement, exit la salsa cubaine revisitée dans des accents tectoniquesque... le noir se fait. Seules de petites ampoules restent allumées le long des marches d'escaliers. Les retardataires essaient de se frayer un chemin jusqu'à des places assises en limitant la casse, puisque de toute manière, limiter l'énervement des autres spectateurs à la vue de ces ombres mouvantes et chuchotantes (« pardon, excusez-moi ») est chose impossible. Hmm, on s'enfonce dans son siège, le sourire aux lèvres, peu importe le panneau SORTIE rouge luminescent à la gauche de l'écran, désormais notre regard se porte sur l'écran et seulement sur l'écran. Dans les vieux et charmants cinémas, parfois, (dans des coins reculés et dépourvus d'UGC® ou Gaumont®) un rideau rouge, comme au théâtre, se lève pour laisser place à la toile blanche.... bruit du projecteur.... générique !
Cette demi-seconde de battement, au moment où le noir se fait dans la salle, offre aux plus cinéphiles d'entre-nous un moment de paix, d'harmonie certaine ; et quand cette pause, loin des trépignements et du brouhaha citadin peut se faire en compagnie d'une personne, alors, la chose est d'autant plus appréciable (quoique, tout dépend de la personne).
Le Cinéma !! Bien sûr les soirées DVD au coin du feu, ou de la table basse pour ceux qui ne possèdent pas de cheminée, c'est à dire la plupart d'entre nous sans doute, ont leurs charmes. On peut parler, enlacer son chum tant qu'on veut, et aussi choisir d'aller aux toilettes quand bon nous semble. Enfin, revoir 10 fois la même scène (comme par exemple la scène finale de Dirty Dancing) en moins de 20 minutes est chose possible. Pour autant le cinéma garde des attributs appréciables qui ne peuvent être négligés. Une fois posés dans les fauteuils, si les autres spectateurs ont autant de jugeote que vous, alors ils sauront se taire et profiter du moment en évitant de mâcher bruyamment leur pop-corn. Ce n'est pas forcément chose aisée, car certains, de plus en plus nombreux, croient trouver dans la salle de cinéma un salon où discuter à voix haute, manger en s'esclaffant et aussi (SI SI je vous jure, je l'ai vu) fumer ou faire l'amour. Bon ok, parfois on aurait bien envie nous aussi de se jeter sur notre partenaire, mais la beauté de la chose est de patienter jusqu'à la fin du film, au retour dans l'appartement. En attendant, je vous invite plutôt à opérer des rapprochements plus subtils.
A ce propos, il n'est pas innocent que le cinéma reste le lieu de rendez-vous privilégié pour les amours naissants. Quoi de mieux que cette proximité pour effleurer les mains ou la cuisse de l'autre en ayant l'air de rien ; puis doucement se pencher à son oreille et respirer son cou (« pour ne pas déranger les autres ») en lui exprimant notre contentement d'être à ses côtés pour partager ce moment ? Dans le noir, les mains se délient, les inhibitions s'envolent plus facilement. Entourés et pourtant seuls au monde, les individus se trouvent... le cinéma permet aux couples de se faire et rien que pour cela, c'est un lieu magique. D'ailleurs dans ces cas là, peu importe le film qu'on va voir, on y va pour le lieu.
A contrario, pour les couples déjà formés, le film a toute son importance. Aller au cinéma en amoureux semble toujours une bonne idée de prime abord mais peut s'avérer un casse-tête inépuisable. On ne veut pas décevoir l'autre tout en cherchant aussi à s'épargner deux heures de torture à regarder un film qu'on ne voulait pas voir. On s'efforce de ne pas s'endormir pour ne pas avoir le sentiment désagréable d'avoir foutu en l'air 8 euros. Maintenant, il ne faut pas croire que les films de guerre et de boxe sont dévolus uniquement au sexe masculin, tandis que nous sont réservés comédies romantiques à l'eau de rose et cinémas art et essai en russe sous-titrés japonais.... Bon, je l'avoue, Bridget Jones c'est bien, j'aime Julia Roberts et les tribulations de Meg Ryan continuent de me faire rire mais je ne suis pas stupide pour autant. Il faut savoir ouvrir son champ d'observation à la multitude des possibilités qui s'offrent à nous. Le tout, si on souhaite conserver le partage de la séance, étant surement de varier les plaisirs pour éviter le suicide de l'autre. En effet, se faire Hara-kiri au milieu d'une salle de cinéma est certainement et dramatiquement cinématographique, mais dans la réalité, cela risquerait d'être quelque peu dérangeant.
Finalement le cinéma, c'est comme pour tout, il ne s'agit que d'un loisir parmi d'autres, nous enjoignant de composer avec la double personnalité qui forme tout bon couple. Oscar Wilde disait qu' « un couple c'est ne faire qu'un, oui, mais lequel ? » ; le cinéma pose la question et y répond : selon les soirées, le couple sera l'un ou l'autre (faiblesse ou générosité de celui qui cède ?).
Je t'accompagnerais volontiers voir ta rétrospective ultra méga spéciale si elle est intéressante et ce même si il s'agit d’un film de genre qui ferait pâlir Indiana-Jones lui-même, je le ferais si cela te fait plaisir. Peut-être même n'aurais-je pas à prétendre que j'ai apprécié si tu sais me faire aimer ce cinéma qui toi te fait frémir. Une fois assise dans la salle, à tes côtés – finalement à tes côtés – et malgré les discussions prises de tête qui peut-être auront précédé ce moment, quand le noir se fera.... nous maudirons ensemble les retardataires, nous tournerons les yeux vers l'écran et lorsque nos mains se trouveront dans le noir, alors, nous soupirerons ensemble... générique.
Claire
mardi 8 avril 2008
Dentelle est pris qui croyait prendre
La première des motivations qui nous habite lorsque nous choisissons nos sous-vêtements peut être de deux ordres et alors le choix est très simple : les sous vêtements s'harmonisent à la situation.
Soit nous n'avons pas prévu de sortir, nous avons pour seul projet une soirée DVD en compagnie de notre chat et alors il est agréable de porter ce qu'il convient d'appeler « notre bonne vieille culotte », celle dont de multiples lavages ont délavé les couleurs et détendu le fil mais dont nous n'avons pas encore réussi à nous défaire, question de nostalgie sans doute...
Soit ce soir nous sommes accompagnées par votre charmante personne et alors la conclusion logique à l'histoire nous amènera à nous dévêtir...or, dans ce cas là, la culotte de grand mère serait un tue l'amour que nous ne pouvons vraiment pas nous permettre.
Reste alors à trouver chaussure à notre pied, bonnet à notre poitrine... Il ne faut pas croire qu'il s'agit là d'une chose vraiment aisée car si les fabricants ont probablement fait de multiples statistiques pour trouver les mesures parfaites à la diversité de poitrines qui composent notre monde, malheureusement, leurs chiffres sont bien souvent inadéquats. Il nous faudrait un fabricant personnel pour que nous puissions vraiment avoir un soutien gorge d'une adaptation parfaite faisant ressortir tout l'éclat de notre poitrine... augmentant subtilement le volume des petites poitrines, galbant les seins qui perdent de leur tenue, épousant la rondeur d'une forte poitrine.
Puis au soutien-gorge il faut accorder le bas : contre la culotte inadaptée s'offrent à nous le string, le shorty ou le tanga. Je sais messieurs combien le string fait fureur chez vous, non pas qu'il soit désagréable à porter car, pour la plupart, nous en oublions même la présence, mais ce n'est pas forcément ce qui nous assurera une sexytude ultime. En effet, le string, je pense, est une invention magique contre les marques le long de pantalons trop serrés mais, une fois déshabillées, il faut se rendre à l'évidence, une culotte permet généralement de conserver une fermeté de nos fesses que le string oublie d'encadrer. Aussi, contrairement à ce qu'affirme Colin, nous pouvons nous aussi avoir quelque chose à maintenir. Alors, bien sûr, il faut sortir de l'image que j'ai moi même véhiculée, la culotte n'est pas obligatoirement une ovation au mauvais goût, certaines bien coupées sauraient faire fantasmer quelques uns d'entre vous. Après, comme je le disais, si le port du string vous rebute, ou que l'âge ne vous le permet plus (et oui, passé 30 ans, il faut savoir retrouver un maintien plus efficace), le shorty ou le tanga (mi string, mi-culotte) semblent être une bonne solution.
A chacune de trouver son style, le noir reste un classique particulièrement prisé mais il faut savoir jongler avec les textures (satin, dentelle..) et les couleurs. Le mieux étant alors de combiner vos propres goûts avec ceux de votre homme, que le plaisir soit partagé.
Deux choses doivent tout de même être soulignées : la première est que le budget dévolu aux ensembles de qualité qui allient beauté et confort pourrait renflouer le continent africain ! Ces quelques coutures peuvent nous vider un compte en banque, ce qui peut expliquer que nous ne soyons pas à même de nous, et par là même vous offrir les fabuleux ensembles Aubade® sur lesquels vous bavez. En plus, je serais d'avis qu'un T-shirt laissant entrevoir la courbe de notre poitrine et qui tombe subtilement sur la cambrure de nos fesses peut être beaucoup plus sexy qu'un ensemble et bien moins onéreux.
La seconde chose, en parlant d'Aubade®, est que, concrètement, on peut faire des efforts, s'offrir un joli ensemble pour vous en faire profiter mais jamais, jamais, sur nous le vêtement ne ressemblera aux publicités qui vous font tourner de l'œil et nous complexent.
Leçon numéro 1 : du mannequin nous n'avons pas le corps même si nous possédons le sous-vêtement.
Colin mentionne par ailleurs la limite à ne pas franchir, je ne m'étalerais pas moi même sur le sujet mais il convient de rappeler que les strings ouverts ou les combinaisons maillotées en filet de bœuf sont à bannir des gardes robes qui se veulent sexy. Il y a une différence entre sexy et vulgaire et la limite se trouve dans les pages « cochonnes » de la Redoute®.
Les sous-vêtements masculins sont une toute autre histoire, croyez-vous être à l'abri de nos jugements ? Bien sûr le choix est plus limité mais définitivement, la mode et les avis féminins vont au caleçon et au boxer pour bannir les slips à jamais. Reste alors à trouver ce qui va vous mettre en valeur, certes, il faut maintenir votre service trois pièces sans que celui-ci n'étouffe mais il convient tout de même de nous accorder une vue agréable ! Je vous encouragerais alors à faire simple pour les mecs de style nature, plus bariolé pour les types excentriques. Bref, accordez votre dessous à l'humeur qui vous habite !
Finalement, moi, je pense qu'en effet de jolis sous vêtements, sexys si possible, chez l'homme comme chez la femme, sont toujours très agréables à regarder, mais, après tout, faut-il vraiment se prendre la tête sur ces bouts de tissus alors que le but ultime reste de les enlever ?
Claire
jeudi 3 avril 2008
Arsenic et belles dentelles
Les sous-vêtements. Voilà un sujet qui nous intéresse tous et qui vous intéresse toutes. A moins que vous ne soyez très coquine, ou complètement allergique au contacte de toute forme de tissus contre vos parties intimes, des culottes (ou autres), vous en portez. Si j'ai mis la phrase au féminin, c'est qu'un homme qui se promène sans sous-vêtement, c'est qu'il n'a pas de vêtements tout court. Quelle sensation plus désagréable que celle d'avoir le matériel qui se balance librement ? De plus, tout homme sans slip ou sans caleçon, coure le risque de se coincer quelque chose en remontant sa baguette. Et ça, ça fait très mal. Contrairement à ce qu'aimerai vous faire croire le film « Marry à tout prix », ça n'a absolument rien de drôle.
Dans l'article précédent tu ne voulais pas te raser, ni t'épiler le sexe car cela faisait trop enfant. Pourtant, cela ne te dérange pas de porter les même culottes que celles que tu portais quand tu avais 12 ans. Alors amie lectrice, lis bien ces quelques lignes. Prends en bonne note, peut-être cela fera-t-il un heureux.
Il s'agit d'abord de se débarrasser de certains préjugés. Non, les strings ça ne fait pas pute. Et oui, il n'y a pas que les strings. C'est pas parce que tu n'aimes pas « avoir un truc coincé dans la raie toute la journée » qu'il faut pour autant porter des culottes qui pourrait me servir de bonnet. Les sous vêtements sexy ne se limitent pas aux strings. D'ailleurs il paraîtrait que les strings sont passés de mode. Si par hasard vous en aviez en stock, envoyez les à Lancelot du lac, il cherche de quoi faire des lance-pierres.
Ca y est vous vous êtes débarrassé de vos strings ? Félicitations, vous n'avez quasiment pas gagné de place ! Car dans le tableau de correspondance de Ikea ®, 4 strings prennent autant de place qu'une paire de chaussette dans vos armoires. Mais qu'importe, le thème abordé cette fois n'est pas celui du déménagement. Revenons donc à nos dentelles.
Alors, que mettre ? Hé bien pourquoi pas un shorty ? Tout seul c'est déjà chouette, alors une fois porté... Le shorty met terriblement bien en valeur le galbe d'une fesse. Ceci dit, si vous avez déjà survolé ne serait-ce qu'un seul numéro d'un magazine féminin (exception faîte de Psychologie magazine et Modes et Travaux), je ne vous apprends rien. Alors pourquoi persister avec ces vieilles culottes infâmes ? Parce qu'elles sont confortables ? Si mes souvenirs sont bons, vous n'avez rien qui vous pende entre les jambes. Donc, cette histoire de confort paraît un peu douteuse, étant donné que le risque de vous coincer le pénis est nul.
Toutefois, je ne serais pas phallocrate. Je comprend bien que certains sous vêtement peuvent causer des irritations. Mais comme tout vos strings sont déjà parti chez Lancelot du Lac, vous n'avez plus d'excuse. Alors vous allez en profiter pour faire don de vos culottes « confortables » à une œuvre caritative. Il y a des gens qui ont froid l'hiver. Merci pour eux.
Certes la transition entre « je mets des culottes pour sauter dans les flaques » et « mes sous-vêtements sont tellement sexy que mon copain peux pas attendre que je les ai enlevé » est difficile. Pourtant elle est nécessaire. C'est un peu un rituel de passage de la demoiselle vers la femme (et probablement vers un ciel que l'on dit septième). Et par sexy il ne faut (nécessairement) entendre culotte fendue, et guêpière en vinyle. [1] Par contre un petit ensemble Lise Charmelle ® par-ci, un petit boxer Aubade ® par là, je dis oui !
A ce titre, je milite pour la démocratisation du porte jarretelles. Voilà un apparat qui n'est pas dénué d'intérêt. Contrairement aux lieux communs, il peut s'avérer très élégant.
Mais voilà, tout cela à un prix. Plutôt élevé qui plus est. Et moins il y a de tissus, plus ça coûte cher. C'est un monde, tout de même.
Toutefois je me permettrais de vous glisser à l'oreille que « quand on aime, on ne compte pas. » Et que toute femmes que vous êtes, vous devriez réussir a vous les faire offrir, ces sous vêtements si désirés (et désirables).
Voilà donc un article finement ciselé, qui fait dans la dentelle. La prochaine fois, je vous apprendrais comment pimenter votre sexualité grâce au sémaphore.
Colin
[1] la frontière entre le sexy et le vulvaire.. heu... vulgaire, n'existe que parce qu'elle sera définie par celui qui vous regarde.
[N.B.] Photo : lingerie "Agent Provocateur".
samedi 29 mars 2008
"Et ça continue encore et encore, mais c'est que le début, d'accord d'accord..."
Avis aux amateurs et aux autres d'ailleurs, Textuellement Transmissible grandit et continue, on l'espère , de faire des heureux ; désormais, Colin et moi même plantons notre grain sur myspace ! Je vous invite donc à venir l'arroser et à faire largement, très largement passer le message.
De plus, je rappelle qu'un Groupe Textuellement Transmissible existe sur Facebook, courez vous inscrire tant que les places sont encore gratuites, bientôt les gens se battront et faites passer le message à vos connaissances : nous existons et sommes bien décidé à contaminer la toile !!
Claire
Mais ce n'est pas tout ! La présentation des rédacteurs est enfin disponible. Pour savoir qui nous sommes en quelques mots, consultez les modules situés sur la droite.
Je sais que les prochains billets tardent à venir, mais patience, ils sont en cours de rédaction.
J'en profites pour vous rappeler que si vous désirez nous soumettre un thème à traiter, n'hésitez pas ! Nous nous ferons un plaisir de nous pencher dessus.
Colin
P.S. le logo placé en illustration de la news est signé Léo FRADET. Si vous vous sentez inspirés, envoyez nous vos créations.
dimanche 16 mars 2008
Quand on bouffe un Kiwi on enlève la peau
Pour ce nouveau sujet, abordons un grave problème de société. Une question touffue qui nous concerne tous et toutes, à laquelle nous avons à répondre chaque jour de notre vie. Son omniprésence devient encore plus inquiétante lorsque nous nous trouvons face à notre partenaire. Nous allons donc tenter de débroussailler ce nouveau thème rien que pour vous : Le Poil. Ce n'est bien sûr pas celui que certains ont dans la main qui nous intéresse ici, mais bien le poil, le vrai, qui pousse sur tout corps humain.
Comme le string, le slip kangourou ou les chemises à franges, en matière de poil, tout n'est qu'une question de mode. Et de goût aussi. Des problématiques sociologiques et psychologiques sous-tendent le problème. Dans une société aseptisée où tout ce que l'on mange est pasteurisé, traité, désinfecté, le poil n'a plus vraiment sa place. A vrai dire, c'est un euphémisme. Il est maltraité, rasé, taillé, arraché, attaqué à coup de rayons laser... et c'est tant mieux.
Quitte à passer pour un militant anti-poils, je revendique mon amour des surfaces planes, de la peau lisse et de la pilosité zéro. Quand je passe la main sur vos mollets, je m'attends à trouver une infinie douceur. Un érotisme en demi-teinte, plein de sous-entendus. Si je sens que ça gratte, j'aime autant caresser mon balais brosse, il est très affectueux lui aussi. Et puis, autant les chats je les préfère avec des poils, autant ... vous, je vous préfère sans.
Sans faire de mon cas une généralité, peu d'hommes semblent prêts à accepter une abondante pilosité chez leur compagne. C'est un fait ! Pourtant, du poil, on en a à revendre, et pas qu'un peu ! Nous aurions de quoi en faire de chouettes tricots. Alors pourquoi est-ce que nous ne l'accepterions pas chez vous, mesdemoiselles – et mesdames aussi, tant qu'à faire – ? La réponse existe, et elle est simple, précise, mais je n'oserais l'évoquer en toutes lettres ici. Pour ceux (et celles) qui savent lire entre les lignes, la réponse en question est dans le titre. Certains d'entre vous semblent avoir du persil dans les conduits acoustiques. Sous vos yeux ébahis je vais donc m'adonner à l'exercice de l'explication de texte.
Au restaurant, quand vous trouvez un poil dans votre plat, vous faites un scandale. Vous ne touchez pas à l'assiette, et vous demandez que l'on vous en apporte une nouvelle, vierge de tout poil. Lorsque nous sommes avec vous mesdames, c'est la même chose. Si lorsque l'on vous déshabille, on trouve du poil, alors on vous ramène en cuisine pour un deuxième service.
Plus sérieusement (mais seulement un peu plus), imagineriez vous des mannequins velues ? Fermez les yeux (oui, encore) et rappelez-vous l'une de ces superbes affiches Aubade®. C'est beau, c'est sexy, c'est de l'art. Maintenant, ajoutez une bonne touffe à la belle en string, que ça dépasse bien de part et d'autre du sous-vêtement. Combien de superbes ensembles, la célèbre marque vendrait-elle ainsi ? A mon avis pas des masses. Si vous poussiez le vice, jusqu'à lui ajouter du poil aux pattes, alors là, c'est la banqueroute assurée.
Comment imaginer le poil s'inviter à la cérémonie des miss France ?
Le poil, ce vilain truc noir, parasite de votre beauté, est vertement condamné par la société. Résultat, il n'en reste plus des masses. De ce fait, les hippies et autres baba-cool font office de réserve naturelle (contactez l'office national des eaux et forêts si vous en connaissez).
Pourtant, un endroit est préservé. Un endroit où les rasoir, épilateurs, et autres pinces à épiler s'aventurent rarement. Il s'agit bien sûr du pubis (non, ce que tu as sur la tête ce ne sont pas des poils, mais des cheveux, la différence n'est qu'une question de diamètre). La politique dépend de l'individu. Cela varie d'une touffe épaisse, contrastant avec un corps parfaitement lisse, à quelques vestiges pileux. Là encore, que laisser ? Le choix est cornélien. Opterez-vous pour la piste d'atterrissage, le ticket de métro ou le triangle inversé ? Une marque habituée aux tampons et autres serviettes, a même sorti des pochoirs. Si vous trouviez votre pubis un peu triste, vous pouvez à présent le mettre en fête, grâce à divers motifs fantaisistes. De là à ce que les métalleuses se retrouve avec un pentacle inversé en guise de toison pubienne, il n'y a un qu'un pas.
Finalement, qu'en conclure ? Que le poil est tabou, et qu'on en viendra tous à bout ? La XXIème siècle sera celui de la maîtrise du poil ou ne sera pas. Adieu les touffes, véritables mauvaises herbes corporelles, bonjour les beautés débroussaillées. Et à celles qui répondent qu'il s'agit d'une infantilisation de la sexualité, je répondrais : « inspection sanitaire ! Tout cela n'est pas aux normes. »
Colin
lundi 10 mars 2008
Des poils : protecteurs de froids aux tues-l'amour
Ce que j'aimerai défendre becs et ongles :
Nous abordons un sujet qui pour les femmes est synonyme de cauchemar intégral car pour nous, qui dit poils... dit épilation ! Qui donc a bien pu décréter cette acte de torture et au nom de quoi ?
Il fut des époques ou ce détail était futile. Bien sûr certains homme encore n'en ont cure mais en grande majorité, il est d'opinion communément admise que sans (cf : poils), c'est mieux ! L'épilation devient même, et c'est là que que naît le véritable problème, indispensable voire obligatoire pour plaire !
Alors à moins d'avoir pour projet personnel de finir vieille fille entourée de chats tout aussi poilus que nos jambes, et bien nous supportons le supplice des bandes de cires, arrachage en règle des poils depuis la racine jusqu'à la pointe (pourquoi comme pour les cheveux ne pourraient-on pas faire simplement la guerre aux pointes sèches ?) et ce dans les plus intimes – et bien entendu les plus douloureuses – parties de notre anatomie. Et puis à cette douleur physique s'ajoute le calvaire psychologique de devoir prévoir un tant soit peu le sexe à venir afin de s'assurer d'être présentable devant vous (« ha, tu as un empêchement ce soir ? Non, je t'en pries c'est pas grave.... » sous entendu « mes jambes en feu c'est pour du beurre quoi... »)
Cependant, l'époque a bien fait les choses car elle nous donne l'illusion du choix : choix du matériel (rasoir, cire chaude, froide, oriental, crème dépilatoire et j'en passe) et choix de la forme (maillot simple, échancré, brésilien, américain, tickets de métro ou intégral). Et le choix de ne rien faire ? Certaines le font... elles sont en voie d'extinction.
Mais alors où trouver l'explication de ce phénomène anti-poils ? Je pencherais de prime abord sur une explication en terme de virilité ; il s'agirait d'un attribut trop masculin (et là ma fibre psycho me rappelle la phobie masculine de se savoir potentiellement gay... phobie qui surgirait face à une femme présentant des signes mâles... vade retro femme à barbe !). Cependant, généralement, la raison évoquée c'est simplement que c'est plus joli... un esthétisme qui nous est entièrement réservé. Suis-je bête, vous autres pouvez être moches, vous êtes des mecs ;) C'est à nous alors de composer avec les poils de Votre anatomie, que les toisons soient légères ou fournies. Moi, finalement, je voudrais simplement contredire le proverbe célèbre et « être belle sans souffrir ».
Ce que je pense aussi :
C'est alors qu'arrive l'argument imparable ; celui qui fait frémir les femmes jusqu'à les convaincre du bien fondé de cette pratique ; cet argument a peut-être réussi à ce que les femmes fassent leur cette volonté d'épilation. Cela est devenu un choix, le choix du plaisir, aussi bien celui de l'homme que le nôtre ==> l'argument du cunnilingus. En effet, je conçois assez bien que l'acte soit facilité et davantage apprécié par les hommes si l'objet de leur attention présente un aspect des plus nets. Et là, on ne peut que tomber d'accord avec vous car rendre notre mont de vénus doux comme de la soie permet aussi de décupler nos sensations de plaisir : un mal pour un bien !
A présent, il est difficile de dissocier effet de mode ou obligation actuelle injuste d'un choix esthétique et pratique qui devient de plus en plus le nôtre. Et oui, car nous même nous sentons mieux lorsque nous sommes sans poils : on retrouve le plaisir des robes avec jambes nues et des maillots de bains mini mini.
Me voilà perdue dans les méandres de mes propres contradictions : je préfère être épilée et si cela était possible, je ferais sans doute le voeux, comme beaucoup d'entre nous, de l'être définitivement... oui mais Merde, c'est dégueulasse qu'on soit obligé de se taper ça, l'injustice est flagrante !
Alors moi, histoire de réconcilier mon esprit féministe avec mon esprit de midinette, je propose un marché : ok nous continuerons à nous épiler, nous supporterons ce supplice sans même nous montrer agressives mais alors en échange, soyez reconnaissants et offrez-nous en gage de remerciement pour ce sacrifice, des caresses buccales plus fréquentes. Je trouve que c'est un marché plus que convenable. Quand à celui qui ne descend pas, que sa femme soit ou non épilée, je propose de lui offrir un R.D.V chez l'esthéticienne !
Claire
lundi 3 mars 2008
Le syndrome Monsieur propre
Il est une légende, nous venant sans doute des temps anciens, très très anciens ou bien alors de contrées encore plus lointaines que les temps les plus reculés au fin fond du monde, qui voudrait que les femmes aiment les hommes musclés. Ou que soit cette contrée, c'est à mon sens une contrée aux goûts des plus douteux !
Non, nous ne sommes plus aux temps préhistoriques ou la présence de muscles chez notre compagnon était gageure de protection voir même de survie, nous survivons à présent grâce à nos frêles épaules et combattons les attaques des plus furieux prédateurs par nous même, sans avoir besoin de bras pour nous tendre la massue. Les muscles, messieurs, trop de muscles surtout, ont trouvé une nouvelle dimension dans nos regards : de protecteurs, ils sont devenus outil à faire peur !
Sincèrement, à part dans « c'est quoi l'amour » de TF1, personnellement, je n'ai encore jamais rencontré une fille (et j'en côtoie un certain nombre d'horizons diverses qui plus est – qu'on ne m'accuse pas d'intellectualisme) qui soient ébahies devant une montagne de muscles à la Schwartzenegger (c'est comme ça que ça s'écrit ?) ou à la Rocky Balboa ; ce qui est sex' chez rocky c'est pas ses muscles, c'est sa douceur et sa persévérance !
De nombreuses femmes ont effectivement des préférences, depuis les grands élancés jusqu'au légèrement potelés mais avant tout, première règle, si muscles il doit y avoir, la préférence va aux muscles longs et non pas ronds, c'est à dire, en fin de compte, des muscles que nous seules sommes amenées à constater lorsque notre homme s'effeuille. Et puis, seconde règle, si muscles il n'y a (de toute façon) pas, nul besoin d'en faire un drame : le fantasme « Monsieur Propre » aux oubliettes !
Regarder le corps d'un homme, pour le plaisir des sens, est incompatible avec des gros muscles aux veines saillantes, qui au mieux (ou au pire, question de point de vue) nous déclenche une irrésistible envie de rire... mais jamais un sentiment de désir ! Et puis après se pose la question de savoir : par où donc va-t-on pouvoir prendre le morceau... comment apprivoiser ce corps superficiel pour qu'il fasse un avec le nôtre ?
En fait, je pense que cette recherche des muscles de votre part vient d'une réalité : vous avez su comprendre que nous autres, pour désirer, pour aimer même, avons besoin d'être relativement impressionnées. Admirer l'autre sera pour nous un gage d'attachement durable, on souhaitera alors partager sa vie et accessoirement son lit. Cependant, cette admiration jamais ne trouve son nid dans vos efforts musculaires mais bel et bien dans votre allure générale, allure physique mais aussi allure intellectuelle.
En plus, un mec genre sans la moindre once de graisse, il n'existe rien de mieux pour faire exploser nos propres complexes (choses qu'il nous est déjà difficile de dissimuler, pas besoin de leur donner une raison supplémentaire de ressortir). En effet, si vous faites extrêmement attention à votre ligne, c'est à nous aussi de suivre le mouvement sous peine de s'entendre déclamer d'un air suspicieux « t'as été au sport quand la dernière fois ? » (heu... oui j'ai payé l'abonnement d'un an et j’y vais plus depuis 3 mois... mais si moi ça me plait de dépenser MON argent dans une salle de sport pour me déculpabiliser ?). Et le plaisir de vivre à deux alors ? Je ne le vois pas dans le partage millimétré de barres protéinées ! Ainsi, messieurs, une petite boudine surgissant(e) ou quelques poignées d'amour devront être – comme vous savez si bien nous le faire remarquer lorsque nous nous plaignons de notre corps – assumés ! Comme il est agréable de retrouver sa moitié affalée dans le canapé et de l'accompagner dans cette légume-attitude ; mercredi : soir du sport ? Mercredi : soirée DVD câlin, c'est pas mal non plus (en plus un câlin c'est 500 calories de moins !).
Et puis, aux jeunes hommes qui ont le souci inverse, à savoir manger une alimentation de dingue, accroc aux sucres et graisses, sans prendre un pet de bourrelet, mais aussi à leur désarroi sans parvenir à prendre un pet de muscles ; à eux je demande de me croire simplement sur parole, cela plaît à bon nombre de donzelles. Pour nous vous n'êtes pas maigres, vous êtes fins ; pas fil de fer mais élancés ! Tout est une question de perspectives ...
Non les femmes n'aiment pas les hommes musclés, enfin si, je mens, les femmes aiment les hommes musclés mais aussi les rondouillards, et bien sur également les brindilles. Les femmes aiment les hommes, et peu importe les proportions de votre corps si celui-ci dégage quelque chose.
Claire
samedi 1 mars 2008
Les hommes préfèrent les rondes
Quelques mots d’introduction à cet article. Je n’aime pas ça, mais certain(e)s ne comprennent pas tout à fait l’humour à froid. Afin d’éviter tout lynchage en place publique (encore que si une jeune demoiselle tenait le fouet…), je rappelle que toutes les chroniques ici présentes, sont humoristiques.
Pour répondre au courrier de l’une de nos lectrices (certes reçu il y a maintenant longtemps), mesdemoiselles, ce qui nous dérange ce ne sont pas vos formes (au contraire, mais patience, je reviendrais là-dessus plus en profondeur par la suite), mais le laisser-aller. Encore qu’il y a des laisser-aller plus sympathiques que d’autres. C’est toute la différence entre le style post soixante-huit et le suicide esthétique à coup de « de toute façon je suis trop moche. » Si Picasso avait raisonné de la même manière, personne n’aurait jamais vu ses toiles. Mais là je m’écarte du sujet originel. Mon esprit a encore dérapé, excusez le.
C'est un fait, la mode est actuellement aux mannequins anorexiques. Les « Top modèles » sont tellement maigres qu’on pourrait suivre le trajet d’un M’n'M ® dans leur système digestif. Ce qui suppose toutefois qu'elles en avalent un. En comparaison, Marilyn Monroe aurait l’air d’un mammouth décoloré et (partiellement) rasé ; pourtant, elle demeure un sex-symbol ! La vérité c’est que bien des hommes aiment les rondeurs féminines que les névropathes esthétisant renient à grand coup de clichés faussement référents. Si vous ressembliez toutes à des couvertures de magazines féminins, quel intérêt ?
D’abord lesdits magazines n’arriveraient plus à vous vendre des régimes miracles pour avoir le ventre plat en maillot de bain. Fini les cures gelées amincissantes, les électrodes de torture où les pommades miracles. A qui Weight Watchers® et autres marques du même acabit vendrait-elles leur produits ? Sûrement pas à des amatrices de grande gastronomie. Sans vouloir porter préjudice aux marques précitées, la bonne bouffe est grasse. Forcément la version 0% ça ne goûte pas pareil, tout ce qui avait du goût a été éliminé. La nourriture sans matière grasse, sans sucre, sans sel, sans goût, ça c'est de l'invention. Autant passer directement à l'intraveineuse.
Et puis ce serait quand même dommage de passer à côté du régime « soupe au choux ». C'est quand même autre chose que les pets appeaux à extraterrestre, pas vrai la denrée ? Finalement, finir vos jours assis sur un banc à regarder les étoiles avec un homme en combinaison de lycra jaune et rouge, ce n'est pas vraiment votre truc.
Est-ce que nous avons envie de partager un repas avec quelqu’un qui ne mange pas, et qui compte la moindre calorie qu’elle ingère ? Surement pas ! Il en existe très certainement, mais ils sont rares. Si vous en trouvez un, appelez l'office national de protection des espèces en voie de disparition, ils seront très heureux de le baguer.
Faire attention à sa santé c'est une chose. Tenter de ressembler à Kate Winslet c'est une pathologie. Lorsque nous invitons une demoiselle dans un restaurant 4 étoiles, ce n’est pas pour la regarder manger une salade en laissant le foie gras et les magrets sur le bord de l’assiette ! C’est pour s’en mettre plein la lampe en duo !
Il n'y a pas que sur le plan culinaire que la rondeur fait fureur. Ainsi en matière d'étreinte dénudée, quelques kilos superflus ne sont pas de trop. Il existe de nombreuses façons d'expliquer cet état de fait. Certaines sont peu classe, d'autres le sont encore moins. Oui, nous aimons avoir de quoi nous agripper : les biens nommées « poignées d'amour ». Le Gros Robert avait suggéré les « poignes de baise », mais en plus d'être imprononçable, le terme a été jugé trop vulgaire. Une femme sans forme c'est comme la position 69 du Kama-sutra, ça n'a pas de sens. Pour appuyer les propos ici tenus, observons quelques instant le monde de la pornographie. Les actrices maigres, ou même fines, ne sont pas légion. La plupart sont girondes, exhibant fièrement des formes et des rondeurs, certes principalement concentrées au niveau de la poitrine, mais pas seulement ! Peut-être la semence masculine est-elle à ce point riche, que les quelques chétives ne le sont rapidement plus. Cependant cette hypothèse, en plus d'être d'un goût douteux, me paraît peu réaliste et de peu d'intérêt puisque c'est le résultat qui nous intéresse ici, pas la cause.
Mais finalement, le physique, est-ce si important ? Oui, bien sûr, c'est la première chose que l'on voit. C'est l'objet du premier désir. (Un peu de finesse ne faisant pas de mal, je citerais Pédale Douce pour faire bonne mesure : « l'intelligence, j'm'en fout, c'est pas la cervelle qu'on suce ! ») Pourtant, l'appréciation de l'apparence est parfaitement subjective. L'important n'est pas d'être fine, grosse où d'avoir les deux seins parfaitement de la même taille. L'important c'est d'être bien. D'être vous. Parce que vraiment, ce qui nous attire par dessus tout, c'est vous !
Colin
lundi 28 janvier 2008
« Cap ou pas cap de me parler ? »
Internet est un vaste terrain de jeu. A présent, tout peut se faire par le biais de cette nouvelle technologie. On y fait ses courses, on discute entre amis, on y trouve des mondes entièrement virtuels, des sociétés complètement réécrites où les individus, derrières leurs écrans d’ordinateurs, créent des personnages plus ou moins proches d’eux. Et enfin : on drague… peut-être est-ce d’ailleurs l’une des activités les plus répandues sur la toile, de plus en plus en tout cas tant cette nouvelle manière de faire rentre peu à peu dans les mœurs.
« Les règles du jeu ont changés » clament les annonceurs de la publicité Meetic® nous démontrant par A+B que les femmes ont pris le contrôle des relations amoureuses et ce, bien entendu, grâce à la merveilleuse invention qu’est ce site de rencontre ; OUI, on vous l’assure, Meetic® a libéré la femme !!!!
Serait-ce cela Internet ? Un nouveau terrain de jeu hors des règles habituelles ? La drague sur Internet favoriserait-elle vraiment la disparition, ô combien agréable des quelques habitudes machistes ancrées profondément dans nos esprits (et je parle autant pour les femmes que pour les hommes) ?
Menons l’enquête !
La première étape est de se créer un profil ; comme mes collaborateurs l’ont si justement fait remarquer ici c’est du quitte ou double ; tout part d’un maigre questionnaire censé vous décrire et accessoirement vous faire aimer… Il faut être inventif sans passer pour une dingue, brillante mais modeste, précise mais concise ! Autant dire que vous devez réussir à vendre votre personnalité et votre caractère dans les trois lignes de prologue que l’on vous accorde : vous êtes une femme complète et complètement parfaite – si en plus vous faites la vaisselle et le repassage : 5 points bonus ! Pourtant, après vous être vaillamment trituré l'esprit puis lancé votre profil... les jours qui suivent vous ramènent à la dure réalité : aussi géniale votre présentation soit-elle ; sans photo, c’est poubelle ! Finalement c’est exactement pareil qu’en vrai : on est choisi avant tout pour son physique et après pour l’intérieur, on voit avec le temps… Seul point positif que je me dois d’accorder au net à ce stade de mon enquête, c’est que se lancer sur ce site consiste à s’afficher comme célibataire et je dirais même comme célibataire chercheuse alors que dans un bar, ce n’est pas forcément écrit sur notre front ; ceci dit je vois en ça une facilitation pour les hommes plus qu’une avancée pour les femmes.
Deuxième étape, trouver les (s) prétendant(s) ; bin là on fait comme tout le monde, on regarde la photo, avec une petite tendance éventuelle à interroger les copines « il est beau celui-là non ? ». Ainsi donc les « flashs » (petite invention destinée à montrer aux hommes qui nous plaisent qu’on est intéressée par leur profil de célibataire chercheur et mignon – « heu, qu’est ce qu’il a écrit dans son profil déjà ? ouais ça va il a pas l’air trop con… ») pleuvent et une fois lancés ces appels, on laisse venir les proies. S’ensuit une véritable entreprise de triage dont je vous passe les détails, sachant qu’ironiquement chaque détail est passé à la loupe triple focus. Et puis il y a échange d’adresse MSN… Là faudra m’expliquer la différence avec la vie réelle si ce n’est que le numéro de téléphone fait office d’adresse internet. Ha si, énorme différence : les râteaux sont moins assommants !
Troisième étape : l’épreuve MSN avec le passage obligé pour tout détenteur de webcam : montrer sa gueule en mouvement et ainsi réduire à néant tous les efforts fournis pour trouver LA photo potable dans nos quinze albums. Moment solennel : est-il vraiment celui qu’il décrit ? Cela peut-être sans effet, avec effet bénéfique (quel sourire…) ou alors avec effet désastreux et immédiat : comme il serait simple de bloquer les personnes non désirables dans la rue comme on le fait sur Messenger ! Les jours passent et les deux individus font connaissance, se trouvent plus ou moins de points communs ; bref, ils discutent (HA ! VRAIMENT, merci Internet !!) . Et… ils se donnent rendez-vous.
Quatrième et dernière étape : le rendez-vous susnommé ! Et là, rien de neuf sous le soleil : mêmes sourires en coin, même rougeurs au niveau des joues, même désillusions ou même montée d’espoir… à part une chose : les cinq minutes ou les deux sujets de notre enquête vont s’apercevoir et s’adresser la parole. En effet, à moins d’avoir convenu d’un signe distinctif tel qu’un costume jaune à pois verts (ce qui si le mec a pris au premier degré la blague réduit ses chances à néant), il y a un court instant de flottement assez déconcertant et passablement stressant.
« Salut, t’es bien M. ?
Oui, c’est moi, ensssanté »
Et merde, il zozote !!
A première vue, donc, pas d’innovation réelle entre la drague sur internet et la drague au quotidien. Ainsi, donc, fin de l’enquête : non, les règles du jeu n’ont pas changé mais le plateau de jeu a trouvé une nouvelle forme or, si le cœur vous en dit, pourquoi effectivement, ne pas cumuler les chances de gagner le jackpot ?